PLAN DE DEVELOPPEMENT LOCAL - Extrême Nord du Cameroun

PLAN DE DEVELOPPEMENT LOCAL - Extrême Nord du Cameroun

COPRESSA 2005

Chapitre 1 : INTRODUCTION

Contexte et justification de l’intervention

 La rencontre des acteurs de développement urbain,  partenaires de CORDAID au Cameroun,  qui a eu lieu du 30 mars au 1er avril 2004 au Monastère des Bénédictins du Mont Fébé à Yaoundé a permis de faire des réflexions sur la problématique de la viabilité urbaine. Dans les mots de fin de cette rencontre prononcés par messieurs Zingui (ASSEJA) et REMCO VAN DE VEEN  apparaissait déjà les préludes d’une éventuelle entente entre les Organisations de développement urbain. Après une réunion qui avait pour but d’élaborer des indicateurs communs pour l’évaluation des projets et programmes financés par CORDAID, les partenaires ont émis plus clairement et fermement l’idée de la création d’un réseau. C’est donc ainsi que le 18 mai 2004, toutes les organisations oeuvrant dans le développement urbain se sont retrouvées à Yaoundé au bureau de ASSEJA pour créer un réseau dénommé le RODEUR ou Réseau des Organisations d’Accompagnement du développement Urbain. La principale mission du RODEUR est la promotion d’actions concertées en vue de l’amélioration des conditions de vie en milieu urbain. Dans le cadre de l‘élaboration de son plan d’action 2004 / 2005, le RODEUR, entendu Réseau des Organisations d’Accompagnement du Développement Urbain, entreprend des consultations dans cinq  villes du Cameroun à savoir  Yaoundé, Douala, Ebolowa, Bertoua et Maroua en octobre 2005. Ces villes sont celles dans lesquelles les membres du RODEUR exercent déjà des actions pour le développement urbain.

L’objectif global de la consultation est de disposer d’un document de référence pour les actions de lutte contre la pauvreté et le développement des localités ciblées ; les objectifs spécifiques étant de :

  • Accompagner les populations de Mayel Ibbé dans l’identification de leurs problèmes et dans la recherche des solutions ;
  • Susciter chez ces populations l’élaboration des projets de développement de leur localité et les accompagner dans l’élaboration du plan de développement.

Les  résultats attendus de cette consultation sont les suivantes:

  • Les ressources, potentialités et contraintes de l’UP (unité de planification) sont inventoriées ;
  • Les problèmes sont inventoriés et analysés (causes et effets)
  • Les solutions possibles sont recensées
  • Les actions à entreprendre sont définies et planifiées ;
  • Les capacités des populations sur l’identification des besoins et élaboration des plans de développement sont renforcées.

Chapitre 2 : APPROCHE METHODOLOGIQUE

La mission de consultation de la ville de Maroua s’est déroulée en quatre phases successives.

2.1. La phase préparatoire

L’objectif de la préparation consistait d’une part  à sensibiliser et mobiliser la population locale et les autorités administratives et traditionnelles en vue de leur participation massive dans toutes les phases de la mise en œuvre du processus dans leur localité. Et d’autre part de s’accorder avec les populations locales sur les modalités pratiques inhérentes au bon déroulement du processus dans un contexte participatif. De façon concrète, Rodeur a proposé pour Maroua une équipe de deux personnes issues des organisations membres, à savoir COPRES-SA et PCEP. A ces deux personnes ressources s’est associé groupe sept personne membres de COPRES-SA afin de parfaire la pluridisciplinarité de l’équipe des planificateurs. Suite à cette organisation des ressources humaines, une analyse des six quartiers les plus défavorisés de la ville de Maroua a permis à l’équipe de pencher sur le quartier Mayel Ibbé qui présentait plus d’atouts en terme de sa situation géographique, à son aspect cosmopolite et son manque criarde d’infrastructures sociales. Après ce choix, une tournée d’information sur les objectifs de la consultation a été effectuée auprès des autorités administratives / communales / traditionnelles, des services étatiques et des organisations de la société civile qui oeuvrent dans le développement urbain. A la suite de cette campagne d’information, le Chef du quartier, quelques et l’équipe des planificateurs ont tenu une réunion au quartier Mayel Ibbé pour l’élaboration du programme de travail. Compte tenu de la période qui coïncide avec le mois du ramadan et la culture du sorgho blanc « karal », il a été convenu de commun accord que les activités se dérouleraient chaque jour de 6 H à 13 H et ceci pendant dix jours (du 10 au 19 octobre 2005. Après ces négociations sur les jours et les heures, l’équipe des planificateurs a eu des entretiens sur l’harmonisation des connaissances sur la MARP, le PPO et leurs outils, et ceci a favorisé la préparation du matériel pédagogique approprié.

2.2.        La phase de diagnostic

La phase diagnostique s’est faite en deux étapes.

En première étape, il s’agissait de faire un diagnostic physique dans le but de réaliser  une analyse physique et participative du quartier, d’élaborer  le profil historique et de faire la cartographie du quartier. A ce niveau les outils de la MARP tels la  Recherche documentaire, le  Transect, le Diagramme de Venn, les interviews semi structurées, le Calendrier des activités, les Observations et la Carte participative qui ont été privilégiés.

En deuxième étape, il était question d’un Diagnostic analytique et participatif des problèmes du quartier, des ressources et des solutions locales, avec pour objectifs d’analyser et prioritiser les problèmes et les  besoins du quartier,  de  Recenser les ressources naturelles, matérielles et humaines et de rechercher des solutions locales appropriées. Au cours de cette étape les outils et les approches utilisés sont : l’Arbre à problème, la  prioritisation  des problèmes par  catégorie et par  secteur, les travaux de sous groupes, les restitutions en plénière.

2.3.        La phase de  planification

Etalée sur une période de trois jours, la phase de planification avait pour but d’élaborer le Plan de Développement du Quartier (PDQ), responsabiliser les bénéficiaires et d’analyser les contributions locales.  Pour cela, la population  était regroupée en quatre secteurs préalablement identifiés afin de formuler par elle-même les activités réalisables sur le court terme, le moyen terme et le long terme et d’identifier des hypothèses de succès de leur plan de développement sur les trois prochaines années.  Les outils privilégiés lors de cette phase furent les travaux de sous groupes, les restitutions en plénière, les débats  et l’élection des responsables des domaines d’action par secteur.  Au total 19 responsables ont été élus pour servir de relais aux questions de développement de leur quartier.

2.4.        La phase de mise en oeuvre

Cette phase a été simplement amorcée à travers l’organisation d’un atelier de restitution regroupant une quarantaine de acteurs de développement urbain issues de la Commune urbaine, des services administratifs, des ONG/Association de développement et du secteur privé. Après l’ouverture de l’atelier par son Excellence Monsieur le Délégué du Gouverment auprès de la Commune Urbaine de Maroua de le  la présentation du  document draft du Plan de Développement Quartier Mayel Ibbé par les planificateurs de COPRES-SA et PCEP, tous les participants sont allés en travaux de sous groupes avec pour Termes De Référence de :

 1-   Donner des observations sur la forme du document

2-      Réorganiser des secteurs (titres, affectations aux secteurs, …)

3-      Trouver un nom approprié au secteur (Autres Secteurs)

4-      Reformuler la vision du quartier en tenant compte des souhaits des populations 

5-      Parcourir le cadre logique et proposer des actions réalisables dans les trois prochaines années.

Suite aux travaux de sous-groupes, les différents amendements ont été partagé en plénière et le plan de développement du quartier a été validé avec pour recommandation de prendre en compte les amendements jugés pertinents.

 

Chapitre 3 : PRINCIPAUX RESULTATS

3.1  Diagnostic participatif

 3.1.1 aspects biophysiques :

 a) Présentation de Maroua

Maroua est implanté au pied de massifs rocheux éruptifs sur les Mayos Kalliao et Tsanaga. La ville est bâtie sur un glacier quaternaire de piedmont qui s’abaisse vers l’est de la côte  405 m à la côte 390 m sur 8 à 10km. Les mayos de régime sahélien, ont de nombreux méandres dus à la faible pente. Les lits des mayos sont  secs d’octobre à mai.Le Mayo Tsanaga coule en saison des pluies avec des débits dépassant 50m3/s ; les terrains étant plats et les pluies courtes et violentes. Les risques d’inondation existent en l’absence d’un drainage correct et d’un endiguement généralisé. La région de Maroua comporte deux entités géologiques très différenciées : des sables superficiels sur le socle (alluvions quaternaires) et le vieux bouclier précambrien affluent en inselberg dans la zone de Maroua. A l’est de la ville, les argiles lacustres noires tropicales sont plus ou moins mélangées aux sables. La ville se situe dans une zone de climat tropical caractérisé par l’alternance d’une saison sèche de novembre à avril et d’une saison de pluies de mai à septembre. La température moyenne est de 27,7° avec une amplitude annuelle de 7, 4°. Dans l’année, 2% des vents seulement ont une vitesse supérieure à 7m/s. Les vents les plus forts sont observés en saison sèche et surtout en début de saison des pluies. Les directions dominantes de l’harmattan sont le Nord-est et le Sud-Ouest. La pluviométrie moyenne annuelle se situe aux alentours de 800 mm, avec  des maximums qui s’étalent de juillet à septembre. Maroua est en principe situé en zone sahélienne mais à la limite de la zone soudanienne. La végétation dominante de Maroua est la forêt claire sèche et la savane.

b) Présentation de Mayel Ibbé

Mayel Ibbé fait partie  des 122 quartiers de la ville de Maroua. Situé au Nord du centre ville, Mayel Ibbé partage ses frontières avec les quartiers Doualaré, Mbalgaré, Djoundé et Laindé. Peuplé d’environ 1833 âmes, le quartier Mayel Ibbé compte au moins 50 ethnies différents dont aucune n’est réellement dominante. Les habitants de Mayel Ibbé vivent essentiellement de l’agriculture, d’embouche bovine, d’artisanat et du petit commerce. sur une superficie d’environ 15 km2  , Mayel Ibbé a une densité moyenne de 122 habitants au km2   . Ce quartier qui abrite une chefferie de troisième degré, un abattoir, une  Centrale électrique poste 90 et une réserve forestière de nime, d’eucalyptus et d’accacia, ne dispose pas  d’infrastructures sociales, économiques et administrative ; ce qui  fait de lui l’un des quartiers les plus défavorisés de la ville de Maroua. Comme quartier défavorisés, Mayel Ibbé a attiré l’attention de COPRES-SA dans le cadre des actions de développement Ubain, a été proposé au RODEUR comme l’un des quartiers pilotes pour la consultation des ville du Cameroun.

3.1.2 Aspect humain et social:

a) Sur le plan humain

Maroua a beaucoup évolué en terme de population. En 1976 la population était estimé à 62.445, à 123.000 en 1987, et de nos jours à 380.000 habitants avec un taux de croissance moyen de 5, 6% . La densité moyenne de peuplement est de  118 habitants au km2.Le taux d’alphabétisation à Maroua est de 22% et représente le double de celui estimé dans le reste de la Province. Ce taux est de 36% chez les hommes et 14% chez les femmes. Les langues les plus parlées sont le français et le fulfuldé. Les principaux groupes ethniques sont : les mafa, Mofou, Kapsiki, Mandara, kanouri, Peuls, Guizigas, Moudang, Mousgoum, Kotoko, Arabes choas, Massas et les toupouri. Ces ethnies partiquent trois religions dominantes à savoir : l’islam, le christianisme et l’animisme. Ces populations pratiquent l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, le commerce et disposent de très peu d’industries. Les cultures dominantes sont  le sorgho, le mil, le maïs, l’arachide, le haricot ou niébé. 

b) Infrastructures socio économiques existantes

Les types de micro infrastructures présents sont : les puits, forage, Un grand marché, de petits marchés, des magasins de stockage, des greniers communautaires, des radiers, des ateliers d’artisans, des bâtiments pour unités de  transformation alimentaire, des abattoirs, un foyer communautaire, des salles de fête, des retenues ou marres d’eau pour le bétail, des routes aménagées etc.

c) Niveau de vie

Maroua est une des plus pauvres villes du Cameroun. Les causes de sa  pauvreté sont l’absence d’emplois, le faible niveau d’instruction, l’insuffisance de troupeau, de terre, de route, à la corruption, à la mauvaise gestion,à  la baisse/insuffisance de revenus etc. La ville est prédisposée à certains maladies notamment : le paludisme, la méningite, les maladies diarrhéiques et respiratoires, le VIH SIDA. Les comportements à risque favorables à la propagation du VIH/SIDA sont :

  • Le taux d’analphabétisme reste très élevé dans la couche féminine des zones du projet. Les femmes de la province de l’extrême Nord sont  à  90 % analphabètes dont sous informées par rapport aux réalités de la pandémie du VIH / SIDA.
  • Le mariage précoce : jusqu’à nos jours on trouve encore des filles de 12 à 15 ans mariées à des prétendants inconnus d’elles mêmes et généralement des personnes âgées qui refusent se soumettre à des tests  prénuptiaux.
  • Le taux élevé de divorce qui l’une des conséquences du mariage précoce est plus accentué dans les communautés musulmanes où la majorité des jeunes femmes de 20 à 25 ans sont généralement à leur troisième mariage.
  • La prostitution qui se présente comme la phase ultime du mariage précoce et du taux élevé de divorce est une situation assez répandue dans toutes les localités de la zone du projet
  • La plupart des femmes prostituées sont des anciennes victimes du mariage précoces/ forcés et de divorces ostentatoires, qui se déversent  avec insouciance dans la prostitution où elles sont parfois victimes des abus sexuels lorsqu’elles sont installées à leur compte.
  • Le lévirat et le sororat sont des pratiques courantes qui trouvent leur aura dans les traditions de la zone du projet et constituent donc des principes à risques dû au fait que rare sont les cas où les familles des défunts cherchent à identifier les causes de décès.
  • La faible fréquentation des structures de santé et des structures prénatales en particulier a pour conséquence les accouchements à domicile dans des conditions précaires exposant la mère et l’enfant.
  • La polygamie est un régime largement répandu qui favorise la contamination entre les partenaires en cas de maladie.

Maroua a beaucoup d’autres problèmes qui empêchent le développement qui sont : les problèmes environnementaux, les problèmes de gestion des déchets, d’assainissement, de pollutions des eaux, de la terre et l’air, le tout conjugué avec la forte croissance, la pression démographique, la faible électrification, et le nombre croissant des enfants de la rue. Toutes les institutions gouvernementales sont représentées et il existe une multitude d’organisations non gouvernementales qui œuvrent tous à la réduction des maux dont souffre la ville de Maroua mais leurs services sont encore insuffisants.

d) Evolution historique de Maroua

Maroua doit son nom au chef Guiziga Marva, mais les véritables fondateurs de la ville sont les peuls arrivés au XVIIIème siècle et qui chasseront les guizigas vers 1800 ; le nom de Maroua est alors fixé. Le XIXème siècle est florissant sous l’administration du Lamido, la ville est déjà implantée sur les deux rives du kaliao, le lamido résident sur la rive gauche, comme actuellement. Les quartiers administratifs sont crées après la prise de la ville par les allemands en 1901. La résidence est bâtie en 1905 et l’habitat se développe vers l’est et vers le sud. En décembre 1914 après l’entrée des troupes franco-anglaises au Nord Cameroun, la colonne Brisset investit Maroua. Maroua devient chef-lieu de région sous l’administration française et après 1917, se constitue l’ensemble administratif avec bureau de douane, bureau de poste, dispensaire… En 1950 les zones administratives sont constituées, les voiries régulières s’ouvrent au Nord tandis que Domayo est pourvu de voiries seulement dans la période suivante.

e) Profil historique de Mayel Ibbé

1968 : Reboisement (création d’un bosquet de 500 par ¼ ha, avant l’arrivée des occupants)

1970 : Création du quartier (ancien champ d’arachide du Lamido Bobbo), 1ers occupants

1971 : Occupation massive, suite à un début d’urbanisation, morcellement et distribution gratuite par le Lamido Bobbo et le Maire Bakary Dandi.

1973 : Nom du quartier passe de « Tcholliré » à « Mayel Ibbé » à cause des arbres « Ibbé » le long du Mayo.

1974 : Installation du 1er Djaoro Bello Bouba (3ème chef de degré) décédé en 1993.

1980 : Chute d’une fille d’environ six (06) ans dans l’un des rares puits du quartier.

1981 : Famine (mil rare, il fallait aller acheter à l’office céréalier), suite à une insuffisance des pluies.

1982 : Installation de la Centrale de la SONEL et Poste 90

1988 : Beaucoup d’accouchement (hebdomadaire) dans plusieurs familles du quartier, tout sexe confondu.

1989 : Inondation avec destruction des cases, maisons et beaucoup de biens exemple : Une certaine dame avait tout perdu jusqu’à son argent pour le voyage à la Mecque.

1989 : Début de la coupe de bois dans le bosquet (coupe abusive par tous les habitants de Maroua pour réfection des maisons suite à l’inondation survenue la même année.

1989 : Forte production du mil

1990 : Création du marché (mais le marché n’a duré que quelques mois ; cause échec : manque d’eau et la proximité avec la grand marché de Maroua et par ailleurs le faible pouvoir d’achat des populations du quartiers.

1990 – 1991 : Coupe Ostentatoire du bois liée au désordre du multipartisme (RDPC, UNDP, SDF avec une Prédominance de l’UNDP)

1992 : Le quartier Mayel-Ibbé est le seul à avoir  bénéficié du branchement à tempérament initié par la SONEL c’est  à dire des branchement  à crédit aux familles nécessiteuses

1995 : Crise de Choléra avec environ sept (07) morts

1996 (Octobre): Installation du deuxième Djaoro (Bello Sali), chef du 3ème degré.

1999 : Création du Collège Adventiste de Maroua (CAMRA)

2001 : Reboisement du bosquet

2002 : Mise en place du CLLS du quartier

2003 : Construction du radier (Accès Ouest du quartier)

2003 – 2005 : Beaucoup de filles du quartier ont facilement eu des maris.

2005 : Grande inondation avec beaucoup de dégâts et même quelques décès (victimes des cases  écroulées).

2005 : Forte production du mil.

3.1.3 Aspect économique

 Si les activités de petit commerce, d’artisanat et d’engraissement de gros et petits ruminants se déroulent toute l’année, celles relatives à la production agricole observent un calendrier spécifique.

 a) Le calendrier  saisonnier

 

Mois

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Activités

Agriculture

Récolte de mil jaune

 récolte et stockage du mil jaune

 

Préparation des champs

Semence (mil rouge, S35, légume, mil walaganary, yolopry, fonion, maïs, arachide, Niébé et coton.

Semence

Labour

Labour

Labour

-Récolte

-Labour

-Préparation des pépinières pour le caral et digues pour la retenu des eaux,

-élimination des arbustes épineux.

-Récolte

-Début des travaux du Caral (repiquage, biosect, brûler les herbes.

Récolte du coton et Niébé

Labour des champs de Caral.

-Labour des champs de Caral

Activités commerciales

-Produits des champs (maïs, mil, Niébé, légumes, riz et arachide), -vente des chèvres,

- produits de première nécessité

-Menuiserie

-Activités des forgerons

-Commerce de coton

-Activités de transformations des produits agropastoraux et artisanaux

-Coiffures traditionnelles (wadjam)

-Produits des champs (maïs, mil, Niébé, légumes, riz et arachide), -vente des chèvres,

- produits de première nécessité

-Menuiserie

-Activités des forgerons

-Commerce de coton

-Activités de transformations des produits agropastoraux et artisanaux

-Coiffures traditionnelles (wadjam)

-Produits des champs (maïs, mil, Niébé, légumes, riz et arachide), -vente des chèvres,

- produits de première nécessité

-Menuiserie

-Activités des forgerons

-Commerce de coton

-Activités de transformations des produits agropastoraux et artisanaux

-Coiffures traditionnelles (wadjam)

-Produits des champs (maïs, mil, Niébé, légumes, riz et arachide), -vente des chèvres,

- produits de première nécessité

-Menuiserie

-Activités des forgerons

-Commerce de coton

-Activités de transformations des produits agropastoraux et artisanaux

-Coiffures traditionnelles (wadjam)

-Produits des champs (maïs, mil, Niébé, légumes, riz et arachide), -vente des chèvres,

- produits de première nécessité

-Menuiserie

-Activités des forgerons

-Commerce de coton

-Activités de transformations des produits agropastoraux et artisanaux

-Coiffures traditionnelles (wadjam)

Idem

Idem

Idem

Idem

-Petit commerce pendant le Ramadan

Idem

Idem

Idem

Périodes des fêtes + cérémonies

Saint Sylvestre

Mariage

Baptême

Toumbirdou 

Fête du 11 février (fête de la Jeunesse)

Mariage Toubirdou

Fête des Adventistes

Mariage

Toubirdou

Fête Pacque

Mariage

Toubirdou

Fête du 20 Mai

Mariage

Mariage

Circoncision

Idem

Fête Assomption

Mariage

Circoncision

Mariage

Circoncision

Début du Ramadan

Fête culturelle Guiziga

Mariage

Circoncision

Fête du Ramadan

Mariage

Circoncision

Fête de Noël

Mariage

Circoncision

Période de dépenses et de revenu

Lors  les fêtes

Rien

Rien

Lors les fêtes

Frais de préparation des champs

Frais de location des champs.

Lors les fêtes

Frais de labour et de semence

Achat de semence.

Achat des pesticides pour le coton et le Niébé.

Frais de labour

Lors des fêtes

Mariage

Circoncision

Rentrée Scolaire

Lors des mariages

Circoncision

Période de Ramadan

Frais de préparation du caral

Fête du Ramadan

Frais de labour

Fête de Noël

Mariage

Circoncision

Frais de labour du caral

Elevage

 

 

Achat des bétails pour embouche et nourriture

Rien

Vente des bétails engraissés (bœufs, mouton, chèvres et poules).

Rien

Rien

Engraissement du bétail

Vente

Vente pour la préparation de la rentrée scolaire

Vente bétails pour la préparation du Ramadan

Vente de bétails pour la fête du Ramadan

Vente de bétails pour la fête de Noël.

                                   


b) Carte des ressources

 

Ressources

Forces

Faiblesses

Contraintes /accès / contrôle

Humaines

Forte Population

Beaucoup des connaissances religieuses (l’islam)

Cohésion sociale

Elites scolarisées ( fondé de pouvoir au Finance, élève médecin au CUSS, capitaine d’Armée, beaucoup des étudiants, fonctionnaires).

Grands commerçants

Beaucoup d’ethnies

03 tradipraticiens de renommée national

Entente entre les différentes communautés religieuses

Dynamisme des jeunes

Présence des professionnels des garages

Présence de chef des forgerons de la ville

Présence d’éleveurs et professionnels d’embouche bovine

Beaucoup des tailleurs et footballeurs

Beaucoup des artisans

Existence des zones non bâties (hébergent des voleurs et braqueurs)

appartenant aux non résident du quartier

Beaucoup des jeunes diplômés sans emploi

Manque de fonds pour les AG R

Manque des groupes de socioprofessionnels (en dehors du GICAM Kaoutal des forgerons)

L’alcoolisme et drogue au niveau des jeunes

Manque d’organisation

Mésentente au sein de la population

Insécurité

Zone de braquage

Manque de compréhension

Les femmes ne participent pas aux réunions au côté des hommes

Analphabétisme des femmes

La recherche de pouvoir sur le plan politique

Matériels

Présence de l’abattoir

Présence du collège CAMRA

Présence des garages

Présence de mosquée de vendredi

Des Moulins à céréale

Centre distribution d’électricité (AES  SONEL poste 90)

Poste de vente de coton

Résidence des missionnaires (belle étoile)

Manque de  route (accès difficile au quartier)

Insuffisance des matières premières

Pollution (abattoir, passage des animaux et mauvaise gestion des déchets)

 

Quartier enclavé en saison de pluie.

L’abattoir se trouve au quartier MAyel Ibbé, mais la population doit se rendre au marché pour acheter de la viande. De l’abattoir, on vend directement aux bouchers (grossistes)

Naturelles

Présence de la montagne

Présence de la forêt (bosquet)

Espace disponible pour la culture de « mouskuari »

Gravier disponible

Terre latéritique au pied mont appropriée pour les briques (alimente la ville)

Moellons

Présence d’un cour d’eau saisonnier (Mayo-Ibbé)

Zone inondable (inondations et érosions)

Trop des ruisseaux et rigoles dans le quartier

 

La terre et le gravier extraits et vendus au pied de la montagne procurent des revenus aux exploitants, mais présentent à moyen et long terme , un danger pour la vie des populations.

La population de Mayel Ibbé n’a pas de droit d’usage sur les produits de la forêt.

 

c) Revenu et emploi

 

A Mayel, il ressort que les revenus de la population sont très faibles malgré leur dynamisme, mais les femmes très actives dans les activités génératrices de revenus posent le problème avec plus d’acuité. Ces dernières estiment qu’elles ont de lourdes charges sociales et économiques. Au quartier Mayel Ibbé, les jeunes trouvent leur pain quotidien dans les métiers du secteur dit informel tels : clando ou benskin, vente  de canne à sucre, restaurant tourne dos (gargote), coupe et vente du bois, fabrication de briques de terre, concassage de gravier.

3.1.4 Aspect institutionnel et organisation sociale

 a) La Chefferie : Organisation – Fonctionnement, Rôles et Attributions

 Le quartier Mayel Ibbé de Maroua est administré par une chefferie de troisième degré. Le Chef de troisième degré, sa majesté M. Sali BELLO est le représentant direct du Lamido dans son quartier. Il joue le rôle de protection et d’arbitre dans sa circonscription. Aidé dans sa mission par les chefs religieux  qui participent au jugement des affaires de moindre importance, le Chef du quartier communément appellé Djaoro s’occupe des affaires foncières, coutumières et rend compte au Lamido. Les procès jugés importants ou compliqués sont rapidement transférés à la cours suprême du Lamido. Dans sa fonction, le chef du quartier est principalement assisté de son assistant ( Sarki fada ), Monsieur Mamoudou Boura. Aidé de celui-ci, le chef du quartier tranche les litiges en cas de sollicitation par les concernés. Le sarki fada peut être délégué pour trancher les litiges. Si un problème n’a pas pu être tranché au niveau  du quartier, l’affaire pourrait être porter au niveau du Lamidat, de la gendarmerie ou de la police. Dans ce cas, le chef du quartier et le Sarki fada jouent le rôle de témoin. Les problèmes peuvent être liés au foncier, aux bagarres, aux divorces ou problèmes familiaux. Le chef du quartier se fait aussi aider par les responsables religieux (imam, pasteur) pour juger, trancher des litiges à l’amiable. A des rares occasions la commune intervient pour trancher les litiges (terrains…). Le chef du quartier participe aux réunions sur convocation du Sous – Préfet, collabore avec les autorités de forces de l’ordre ( vol à main armées, bagarres graves ) Encas de décès du Djaouro, on peut procéder à l’élection ou à la désignation d’ un autre parmi les enfants ou une personne de la famille du défunt. Cette élection ou désignation se fait sous la supervision du Sous – préfet.  

b) Profil Institutionnel

Institutions

Relations

Types De Relations

Collège Adventiste de Maroua

« CAMRA »

Education  nationale

-programmes

-consignes

-enseignants vacataires

Eglise adventiste

-fondation de l’établissement

-religion/culture

-direction

-enseignants

Forêt de Mayel Ibbe

Nime, caïdédrat, eucalyptus (protégé)

Environnement et forêt

-reboisement

-surveillance

-entretien

Quartiers voisins

Djoundé, laïdé, barmaré, doualaré

Coupe abusive (interdite)

ONADEF

-fourniture de plants

-surveillance

Commune urbaine

-reboisement

CLLS du quartier

Chefferie

GTP

Correspondants communaux

ONG/associations

- le Siège social du CLLS est à la chefferie

-campagne de sensibilisation, distribution de condoms, tee shirt, financement des dépistages, suivi des orphelins, des veuves des PVVS

-Formation des animateurs locaux

CLLS du quartier

PACDDU

Projets non financés (adduction d’eau)

« Belle étoile »

Centre de rééducation des enfants de la rue

Mission catholique

-encadrement des enfants

-hébergement

-restauration

-financement

-salaire du personnel

-réinsertion familiale

GIC FONAMAYIB des femmes

PNVRA

-projets moulins en cours

PACDDU

-projet adduction d’eau en cours

Abattoir

Délégation élevage (service vétérinaire)

-contrôle sanitaire

-contrôle de qualité

(vaches, veaux interdiction d’égorger)

Commerçants de bœufs, caprins, ovins

Eleveurs

Bouchés 

Fourniture des bêtes

Commune

Droit de place

Taxes

Finances

Impôts, patentes

Lamidat de Maroua

-mis à disposition de l’égorgeur professionnel religieux,(pieux)

-mis à disposition du sarkipawa (chef des bouchers)

-don de viande au lamidat

Chefferie

Chez le Djaouro

Lamidat de Maroua

-conflits de grand envergure non solutionnés par le Djaouro -(cas de parjure) où il faut jurer sur le coran

-don ou vente des terres, maisons (cote part)

-conflits conjugaux avec application de la charia

-intronisation/installation du Djaouro

-titre foncier

-autorisation mosquée vendredi.

Sous-préfecture

-installation du Djaouro

-délimitation du quartier

-titre foncier

-certificat de vente

-réunion de concertation

-sécurité du quartier

-conflits fonciers

-réunion politiques

-élection (bureau de vote)

Commune

-routes

-piste hydraulique entre les concessions

-voirie /assainissement des déchets

-réunions

-eaux

-électricité

-éducation

-arbres

-divagation des bêtes

-traitement des points d’eau

-traitement du quartier

-santé (cas de fléaux)

-autorisation du marché)

Environnement et forêt

Protection de la forêt

Mosquée

Union islamique du Cameroun

Ecole coranique

-recherche de financement

-élaboration du projet de construction de mosquée, réalisation du puits

Arabie saoudite

-financement de la construction

-financement d’un point d’eau

Comité de développement

PACDDU

Projet forage en cours

Préfecture

Légalisation des associations

Association Golden Football

Sport et éducation physique 

football

Cafeteria

Moto clando, camionneurs

Restauration

Garages véhicules

Camionneurs

Réparation

Ecoles coranique

 

 

 

 

Jeunesse islamique

« Talimou Islam

-éducation

-concours de lecture du coran.

Imam grande mosquée

Informations

Marabout

Enseignement

Boutique

Grand marché central

Achat

Habitants

Achat, vente crédit

SONEL

Poste 90

Délégation SONEL

Distribution/répartition

-réparation

Barrage de Lagdo

Fourniture de l’énergie

Elevage

Quartier Doursoungo,  doualaré 

Pâturage

Service d’élevage

Agriculteurs

Traitement et entretien des animaux, foins, tiges de mil

SODECOTON

Tourteau

Coque

Produits de traitement

Moulins

Son de céréales

Marché

Achat de médicaments


3.1.5 problèmes de la communauté

(Identification par secteur (santé, éducation, emplois, habitat, infrastructures sociales, assainissement, voirie, gestion de l’environnement), priorisation et analyse)

 a) Problèmes généraux

  • -Manque d’hôpital dans le quartier
  • -Manque d’école dans le quartier (très éloignée du quartier)
  • -Manque d’eau potable dans le quartier (insuffisance d’eau, manque d’eau potable)
  • -trop de dépenses pour le déplacement (marché, hôpitaux, écoles)
  • -Quartier enclavé en saison de pluies
  • -Faible revenu des AGR (femmes)
  • -Faible revenu des maris
  • -Trop de charges familiales
  • -Manque de marché
  • -Frais d’abonnement d’électricité trop élevé
  • -Insuffisance des terres arables
  • -Inondations (destruction des habitations, pas de canalisation d’eau de ruissellement 
  • -Mauvaise gestion des ordures (manque de lieu de dépôt d’ordures, mauvaise gestion des déchets plastics)

Suite aux problèmes généraux identifiés en plénière, trois groupes de travail est constitué pour ressortir des problèmes d’ordre spécifiques : Femmes, Jeunes et des hommes.

 b) Pyramide des  problèmes prioritaires  identifiés

 

Ecole

 

Emploi

 

Eau

 

Stade

 

Marché

 

Route 

 

Santé

               

 

b)    Pyramide des  problèmes prioritaires  identifiés par les femmes

 

Manque d’eau potable

 

Enclavement du quartier

 

Ecole pauvreté (faible revenu des AGR, trop de charges familiales)

 

Marché manque d’école primaire (école primaire très éloigné du quartier)

 

Manque d’hôpital

 

Manque de marché

 

Inondations (eaux de ruissellement des montagnes, débordement des cours d’eau)

 

Mauvaise gestion des déchets

 

Insuffisance des terres arables (terrains chers)

 

Frais d’abonnement d’électricité trop élevés

                     

d) Pyramide des  problèmes prioritaires  identifiés par les hommes

Après synthèse, les 11  problèmes identifiés par les hommes ont été ordonnés de la manière suivante :

Urbanisation

(tracé le quartier)

 

Eau

 

Ecole

 

Marché

 

Voirie

 

Inondation

 

Santé

 

Agriculture – Elevage

 

Forêt

 

Pollution

 

Eglise

                       

 La restitution  en plénière des travaux des trois sous groupes  a permis de faire la synthèse de toutes les priorités et d’identifier le problème central

 e) Synthèse des priorités et recherche du Problème central par les jeunes, femmes et hommes

   Eau (100%)

 

Urbanisation (16/19)

 

Ecole (15/19)

 

Hôpital (18/20)

 

Inondation (12/20)

 

Marché (16/20)

 

Emploi des jeunes (19/20)

 

Pollution (11/20)

 

Voirie (06/20)

 

Foret (03/20)

 

Faible revenu des femmes (14/20)

 

Stade

 

Eglise

                           

          Pour les communautés du quartier Mayel Ibbé, le problème central est le manque d’eau potable.

  f) Arbres à problème : Causes et effets pertinents du problème central

ARBRE A PROBLEMES    

 3.1.6 Analyse des forces et faiblesses de chaque secteur

 a)      Secteur physique et environnement

Domaine

Forces / Opportunités

Faiblesses/contraintes

Forêt 

Sols riches ;

Existence d’une personne du quartier déjà impliquée dans la surveillance de la forêt ;

Surveillance de la forêt par les services de l’environnement ;

Existence de quelques personnes du quartier formées par l’ONADEF pour la surveillance de la forêt.

Manque de pépiniéristes

Non respect des règles de gestion de la forêt.

Passage et pâturage du bétail dans la forêt.

Entêtement de certaines personnes.

 

Erosion

Maîtrise des techniques de réalisation des biefs et cordons pierreux

Manque de connaissances sur les plantes anti-érosives

Manque de moyens financiers

Passage du bétail

Surpâturage

Transport & Communication 

Présence des moellons

Existence d’un volontaire (des travaux d’aménagement avaient été engagés par lui).

Population en grande partie jeune, dynamique et disponible (Main d’œuvre)

Existence d’artisans (forgerons, maçons etc)

trop de rivières saisonières

Manque de fonds

Exploitation agricole aux abords des routes

Inorganisation de la population

La politique

 b) Secteur Economique

Domaine

Forces / Opportunités

Faiblesses/contraintes

 

 

Artisanal

Disponibilité d’un terrain pour l’école environ 2/4 ha

Négligence

Présence des  tailleurs des pierres

Insuffisance des matières premières

Présence des Artisans : forgerons, cordonnier, maroquinier, potières, menuisier…. )

Pas d’organisation des artisans

Savoir faire : fabrication bonnet,

 

Terre pour la poterie disponible

 

Mécaniciens automobiles (camions)

 

Garages

 

Agriculture /Elevage

Présence des agriculteurs /Eleveurs                                Activité d’embouche bovine

Pas de terre arable pour tous                                                             

Activités agricoles et d’embouche  non organisées

Minier

 ( terre latéritique, gravier)

Terre rouge renommé au quartier

Graviers, moellons

Briquetiers

Concasseurs (femmes surtout les enfants)

Pourvoit des fonds au démarrage  d’autres AGR

Pas organisés.

Manque des matériels appropriés

Manque des techniques

Risque de dégradation de l’environnement 

Emplois jeunes et revenus des femmes

Femmes potières

Production  des bonnets, de jus des fruits,

extraction de l’huile d’arachide,

commercialisation d’assiettes et des pagnes

FONA mayel ibbé (association des femmes 60 membres)

Jeunes dynamiques exploitant de «  moto claando » ou moto taxi

Garagistes

Vendeurs des arachides et sucre

Vendeurs des carottes

Vendeurs d’animaux

Chauffeurs

Restaurateurs  

L’analphabétisme des femmes

Charge et familial

Education des enfants qui se repose sur les femmes

Séquestration des femmes musulmane

Absence des concours

Drogue

Alcool

Absence de fonds pour le démarrage des AGR

Infrastructure Economique  Marché

Beaucoup des personnes dans le secteur informel

Des grands commerçants et bouchers

Population 800 habitants en 1992

Population environ 1833 habitant en 2004 beaucoup de spéculation agricole sont produits dans le quartier

Une superficie d’environ 15 km

Densité de 122,2 habitants/ Km

Beaucoup des consommateurs

L’obtention de création d’un marché dans le quartier

Manque de diversification des produits

Eloignement

Manque d’initiative/créativité

Mauvaise collaboration avec la commune

Pas des leaders dynamiques

c)     Secteur social

Domaine

Forces / Opportunités

Faiblesses/contraintes

Eglise Evangélique

Fervents des croyants                                                 persévérance

Evangéliste non peuplée moins de 100 fidèles

Aire de jeux (Stade)

Présence des footballeurs

Manque d’espace disponible pour un air de jeu

04 coupes gagnés

Acquisition des terres par les tiers non habitants

Beaucoup des supporters

 

Existence d’un terrain dans la forêt

 

Terrain de CAMRA

 

Santé

Accoucheuse traditionnelle (01)

Tous les espaces terre sont privés soit pour l’Etat (forêt) donc il faut l’acquérir

Présence des Aides soignants (04)

 

Présence des élèves infirmières (02)

 

VIH/SIDA

Existence de deux CLLS

Faible implication des femmes

Ecole

Accord de principe du Ministère de l’éducation National depuis 2001 pour la création d’une école

Pauvreté

Disponibilité d’un terrain pour l’école environ 2/4 ha

Négligence

 d) Autres secteurs

Domaine

Forces / Opportunités

Faiblesses/contraintes

Insécurité 

Existence d’un comité de vigilance dans le quartier

Existence des agents de renseignement dans le quartier

Toute la population est consciente de ce problème et ressent le besoin de sécurité

 

Manque de collaboration de toute la population

Incivisme de certains jeunes

Mésentente /divisions au sein de la population

 

politique

Présence de leaders politiques

Présence d’autorités religieuses (prédication sur la morale)

Diversité ethnique

 

 

Influence de certains partis politiques sur la population et/ ou sur d’autres partis politiques

Egocentrisme de certains leaders politiques

La religion (contre certains comportements politiques)

Culture 

Diversité ethnique

Existence des associations et GIC

Implication des élites dans les activités culturelles

Intercommunication linguistique (même langue « fulfuldé » utilisée par toutes les ethnies)

 

 

Non compréhension des notions de base

Etouffement des autres langues

Non implication de toutes les élites

 

Loisirs

Existence de plusieurs ethnies

Existence d’un terrain de sport

Existence d’une forêt

Paysage touristique (montagne, forêt)

 

Manque de terrain

Manque de moyens financiers

Destruction de certains espaces appropriés aux loisirs

 3.1.7 Recherche des solutions

 a) Recherche de solutions au problème central : Accès à de l’eau potable

 

Objectifs spécifiques

 

Solutions  proposées

 
 

 

 

Promouvoir l’acquisition des points d’eau potable dans le quartier

Tracer le quartier (Long terme)

 

Réalisation des forages (Moyen Terme)

 

Traiter les puits existants (Court Terme)

 

Protection des puits existants (Court Terme)

 

Mise en place des comités des Gestion de Points d’eau (CGPE) (Court Terme)

 

Multiplier les puits d’eau (Moyen Terme)

 

Former des membres du CGPE (Court Terme)

 

Adduction d’eau de la SNEC (Long Terme)

 

 b) Recherche de solutions aux autres problèmes du Quartier 

Confère les activités proposées dans le cadre logique par sous- secteur

 3.2. Tableau de planification triennal de  MAYEL IBBÉ

 3.2.1 Secteur Physique Et Environnement

 a) Sous – Secteur Assainissement

 Objectif Global :        Rendre le quartier propre afin d’éviter certaines maladies.

Objectifs spécifiques

Activités ( A )

Résultat  ( R )

Indicateurs

Hypothèses

Parties Prenantes

Période d’exécution (A)

A 1

A2

A3

- Organiser la collecte d’ordure d’ordures

- Réduire la collecte du gravier et de la latérite au pied de la montagne

- Réduire le passage des animaux sur la route principale         

-Amener les garagistes verser les produits de vidange hors du quartier

-Instaurer la propreté au niveau de  fin de chaque journée

améliorer l’évacuation des eaux usées et réduire les inondations              

 

Activité à court terme

-Création des poubelles par secteur

-Sensibilisation

-Création des comités de surveillance

Activité à moyen terme

-Installation des bacs à ordures dans chaque secteur du quartier

-Création d’un comité de surveillance de divagation des animaux aux quartiers

Activité à long terme

-Création des canaux d’évacuation  d’eau au quartier

-Réinstaller les garages loin des habitations

- identification et promotion des mesures alternatives à l’exploitation du gravier et de la terre latéritique,                - sensibilisation en vue de réduire à long terme, l’exploitation     

- au moins un  bac à ordure par secteur disponible d’ici 02 ans        - population conscientisée   - Un comité de vigilance contre la divagation des bêtes est créé et fonctionnel

- les canaux d’évacuation d’eau sont réalisés et le quartier plus propre   

- des mesures alternatives sont identifiées et l’exploitation du gravier et de la latérite est rationnelle                         

- bacs à ordures            - témoignages – liste des membres des comités            - canaux d’évacuation   - propreté du quartier

- l’accord de la commune urbaine est obtenu                          - l’apport du quartier disponible                          

 

Interne

-Comité du développement

-Comité de surveillance

-leaders d’opinion, responsable religieux

-Les grands commerçants

Externe

-COMMUNE 

-FEICOM

-COPRES-SA

-PACDDU

-RODEUR

- MINVILLE

 

 

 

 

Court Terme

 

 

 

 

Moyen Terme

 

 

 

 

Long Terme

 

b) Sous Secteur Environnement

 

Objectifs spécifiques

Activités ( A )

Résultat  (R)

Indicateurs

Hypothèses

Parties Prenantes

Période d’exécution (A)

A 1

A2

A3

-Réduire la coupe abusive du bois

-protéger la forêt existence

-Arrêter complètement l’eau en provenance de montagne

-Protéger les champs en voie de disparition à cause de l’érosion

-Arrêter complètement l’inondation de Moyel – Ibbé pendant la saison pluvieuse

-Protéger les berges du mayo.

Activités à court terme

-Mise sur pied d’un comité de gestion des forêts et de mayo à Mayel – Ibbé

-Sensibilisation des briquetiers et concasseurs de gravier

-Identification des activités alternatives collecte du gravier et la terre rouge sur la montagne

-Aménager le mayo pour avoir sa route initiale (naturelle)

-Sensibilisation

Activités à moyen terme

-Reboisement de la forêt

-Plantation des ipoméas et vétéverias sur les berges du mayo

-former la population  aux techniques de plantation

Activités à long terme

-Evacuation des habitations qui existent aux pieds de la montagne et planter les arbres à partir du pied de la montagne jusqu’au sommet

-Réalisation des caniveaux dans le quartier.

-Surveillance permanente et systématique de la forêt et de la montagne 

- Un comité de gestion est mis sur pied et fonctionnel

- l’exploitation du gravier et de la terre latéritique est mieux organisée  - les berges de mayo sont aménagés             - population conscientisée       - Au moins 1000 plants sont plantés dans le bosquet                - Au moins 80% de la population formée applique les techniques de plantation et d’entretien des arbres                  - les habitants du pied mont sont conscients du danger et quittent le flanc de la montagne    - des caniveaux sont réalisés et le quartier est plus sécure                 - la forêt est mieux surveillée et la coupe abusive est réduite                

- la liste des membres élus  - plantes anti-érosives aux abords des mayos             - les arbres plantés            - le flanc de la montagne inhabité          - caniveaux

-l’accord du MINEF est obtenu

-Accord de la commune urbaine pour l’urbanisation du quartier obtenu

 

Interne

-Population

-leaders d’opinions

-Responsables religieux

-différents comités existants ou créer au quartier

Externe

-Délégation Provinciale de la Forêt et de la Faune

-Délégation Provinciale du Développement Urbain et de l’Habitat

-COMMUNE URBAINE

-FEICOM

-COPRES-SA

-PACDDU

-RODEUR

 

 

 

 

Court Terme

 

 

 

 

Moyen Terme

 

 

 

 

Long Terme

Objectif Global :        Arrêter la destruction de l’environnement naturel

 

c) Sous – Secteur Transport et Communication

 

Objectif Global :        Réaliser une route principale qui mène dans le quartier.

 

Objectifs

spécifiques

Activités ( A )

Résultat  ( R )

Indicateurs

Hypothèses

Parties Prenantes

Période d’exécution (A)

A 1

A2

A3

-Désenclaver le quartier causé par l’Erosion et l’inondation

-Construire le Radier pour le quartier

-Tracer et aménager les routes du quartier

-Aménager la route à partir des laboratoires jusqu’au quartier

-Identifier un site des stationnements des véhicules

Activités à court terme

-Mise sur pied d’un comité des pérennisations des infrastructures routières

Activités à moyen terme

-Formation des tâcherons du comité de gestion

-Informer la population sur le traçage des routes du quartier

Activités à long terme

-Réalisation de la route (à partir de l’abattoir jusqu’au quartier)

- Construire les radiers - dalots

-tracer le quartier

 

- le comité de pérennisation est fonctionnel   - Membres du comité formés  - population est informée  et favorable pour le traçage des routes dans le quartier        - route principale aménagée                

- liste des membres des comités           - rapport de  formation        - quartier tracé – radier -dalot

- l’accord de la Commune est obtenu  - l’apport de la population est disponible

Interne

-Population

-Comité des pérennisations

-Les garagistes

-Les chauffeurs

Externe

-Commune

-Délégation Provincial Des Transports

-Les Syndicats Délégation Provinciale des Transports

Délégation Provinciale Du Développement Urbain et de L’habitat

-Délégation Provinciale Du Plan Et Aménagement 

-Feicom

-COPRES-SA

-PACDDU

-(ONG)

 

 

 

 

Court Terme

 

 

 

 

Moyen Terme

 

 

 

 

Long Terme

 

3.2.2  Secteur Économique

 

Objectif global :    Renforcer les capacités techniques, organisationnelles et financières des acteurs afin d’augmenter leurs productions et Améliorés leurs revenus d’ici 2010.

a) Sous- secteur  minier (terre latéritique, gravier)

Objectifs spécifiques

Activités ( A )

Résultat  ( R )

Indicateurs

Hypothèses

Parties Prenantes

Période d’exécution (A)

A 1

A2

A3

Améliorer les outils et les techniques de production afin d’accroître les revenus des acteurs du secteur

Activités à court terme

-Identifications des acteurs (exploitants)

-Organisation et structuration

-Identifications des techniques et outils appropriés

-Suivi - Evaluation  

Activités à moyen terme

-Identifications des Techniques et outils appropriés

-Formation sur les nouvelles techniques

-Acquisition

des outils appropriés

-Suivi - Evaluation

Activités à long terme

-Acquisition des outils appropriés

Suivi - Evaluation

- tous les exploitants sont connus et mieux organisés           -  au moins 60%              d’exploitants  miniers ont acquis des techniques et disposent      d’outils appropriés pour leurs activités             - les activités sont mieux menées et génèrent de bénéfices

- les noms des exploitants            - les outils appropriés

Les matières premières sont disponibles

-ONG

-Population (habitant Mayel – Ibbé )

-Djaoro

-Maçons

-Acheteurs

-Commune

-Briquetiers

-Concasseurs-Cailloux

 

 

 

 

Court Terme

 

 

 

 

Moyen Terme

 

 

 

 

Long Terme

b) Sous – Secteur  artisanat

 

Objectifs Spécifiques

Activités ( A )

Résultat ( R )

Indicateurs

Hypothèses

Parties Prenantes

Période d’exécution (A)

A 1

A2

A3

-Avoir accès aux Marchés Nationaux et Internationaux par l’amélioration de la qualité de nos produits 

Activités à court terme

-Recherche de débouchés (acheteurs)

-Suivi - Evaluation

Activités à moyen terme

- Recherche de débouchés (acheteurs)

-Identifications des besoins des acheteurs

-Information / formation des artisans sur les besoins des acheteurs

-Formations techniques

-Acquisition des outils appropriés

-Appui à la commercialisation

-Suivi - Evaluation

Activités à long terme

- Recherche de débouchés (acheteurs)

-Identifications des besoins des acheteurs

-Information / formation des artisans sur les besoins des acheteurs

-Formations techniques

-Acquisition des outils appropriés

-Appui à la commercialisation

-Suivi - Evaluation

 

- existence des débouchés          - les besoins réels des acheteurs sont connus                - les artisans sont formés sur les nouvelles techniques et la qualité de leurs produits est améliorée           - un marché de renommée est créé sur place     

- les produits de qualité                   - photos des produits améliorés                - rapports              - fiches de suivis

- un accord de partenariat est défini entre les artisans et les clients               - Disponibilité des matières premières

-Forgerons

-Cordonniers

-Maroquiniers

-Menuisiers

-Potiers

-Productrices des bonnets

-ONG

-MINTOUR

-COUPAR MAR

-ASI – ADA

-CAPEA

-VITRINE ARTISANALE

 

 

 

 

Court Terme

 

 

 

 

Moyen Terme

 

 

 

 

Long Terme


c) Sous – Secteur Agriculture et Elevage

Objectifs Spécifiques

Activités ( A )

Résultat ( R )

Indicateurs

Hypothèses

Parties Prenantes

Période d’exécution (A)

A 1

A2

A3

-Sécuriser l’accès aux terres arables et renforcer les moyens de productions (matériels techniques …)

Activités à court terme

-Organisation des réunions de concertations entre les agriculteurs / éleveurs / propriétaires fonciers

-Identifications des parcelles disponibles

-Négociation

-Elaboration des contrats

-Signature des contrats

-Formation technique

-Suivi - Evaluation

Activités à moyen terme

-Organisation des réunions de concertations entre agriculteurs / éleveurs / Propriétaires fonciers

-Identification des parcelles disponibles

-Négociation

-Elaboration des contrats

-Signature des contrats

-Formation technique

-Acquisition des moyens matériels

-Suivi - Evaluation

 

- les acteurs collaborent mieux                  -  l’accès aux terres arables est réglementé      

- procès verbaux           - les contrats   - les témoignages

- les terrains arable sont bien sécurisés et les moyens de production renforcés  

-Propriétaires terriens (Etat, Privé, MINEF Gouverneur, Lamido …)

-Agriculteurs / Eleveurs

-ONG

-Sous - Préfecture

-Préfecture

-juristes

 

 

 

 

Court Terme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Moyen Terme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Activités à long terme

-Organisation des réunions de concertations entre agriculteurs / éleveurs / Propriétaires fonciers

-Identification des parcelles disponibles

-Négociation

-Elaboration des contrats

-Signature des contrats

-Formation technique

-Acquisition des moyens matériels

-Suivi - Evaluation

    - 70% de la population sont formées sur les techniques de productions et disposent des matériels nécessaires           - un comité de surveillance de terres arables est créé

 

 

 

 

 

Long Terme

 d) Sous – Secteur Emplois des jeunes

Objectifs spécifiques

Activités ( A )

Résultat ( R )

Indicateurs

Hypothèses

Parties Prenantes

Période d’exécution (A)

A 1

A2

A3

-Renforcer les capacités des jeunes et des femmes dans la création de micro entreprises afin de lutter contre le chômage et l’oisiveté

Activités à court terme

-Formation

-Identification des centres d’intérêt

-Regroupement et structuration

Activités à moyen terme

-Regroupement et structuration

-Montage des Projets

-Recherche de financement

-Suivi – Evaluation

Activités à long terme

-Recherche de financement

Suivi - Evaluation

-au moins 70% des jeunes sans emploi sont occupés par les  micro -entreprises          - les groupes sont structurés et les membres mieux organisés  - Aux moins 02 micro – projets sont montés et financés              

- rapports         - liste des membres         - documents des projets

- toutes les parties prenantes adhèrent à l’initiative et coopèrent           - encadrement professionnel disponible

-Jeunes

-Femmes

-Professionnels

-ONG

-Chef traditionnel

-FNE

-Commune

 

 

 

 

Court Terme

 

 

 

 

Moyen Terme

 

 

 

 

Long Terme

 

e) Sous secteur Activités Génératrices de revenus pour les femmes

 

Objectifs spécifiques

Activités ( A )

Résultat ( R )

Indicateurs

Hypothèses

Parties Prenantes

Période d’exécution (A)

A 1

A2

A3

Augmenter les revenus des femmes et améliorer leur niveau de vie

Activités à court terme :               - augmenter les opportunités d’éducation des femmes                     - favoriser la création des associations des femmes                          Activités à Moyen terme 

- favoriser  l’accès des femmes au crédit agricole                           - former les femmes sur les aspects de micro entreprises                       Activités à long terme :    -  appui des femmes à la création des micro entreprises                        - appui financier pour la création des micro entreprises                       - Construire un marché à Mayel Ibbé pour favoriser les activités commerciales et améliorer la commercialisation des produits des femmes

- 70% des femmes sont alphabétisées et édifiées en matière de micro -entreprise           - au moins 03 associations sont créées          - le nombre de tontines a augmenté           - les revenus des femmes améliorés            

- un centre d’alphabétisation est créé                  - la liste des auditrices               - un marché

- des associations des femmes sont créées et les femmes collaborent entre elles

-Jeunes

-Femmes

-Professionnels

-ONG

-Chef traditionnel

-FNE

-Commune

 

 

 

 

Court Terme

 

 

 

 

Moyen Terme

 

 

 

 

Long Terme

 

f) Sous – Secteur commerce (marché)

 

Objectifs  spécifiques

 

Activités ( A )

Résultat ( R )

Indicateurs

Hypothèses

Parties Prenantes

Période d’exécution (A)

A 1

A2

A3

-Favoriser l’accès aux produits de premières nécessité, promouvoir les productions locales afin d’améliorer les revenus des acteurs

Activités à court terme

-Réunion de concertation

-Négociation de site

-Demande de création de Marché

-Suivi - Evaluation

Activités à moyen terme

-Demande de création de Marché

-Répartition

-Organisation et responsabilisation

-Création de comité de gestion

(Hygiène et salubrité

Collecte des taxes

Gestion des conflits

Sécurité)

-Suivi - Evaluation

Activités à long terme

- Suivi - Evaluation

- au moins 01 réunion de concertation est organisée             - accord de création de marché obtenu       - comité de gestion mis sur pied et fonctionnel          - population mieux organisée et la place du marché répartie   -  un marché local est créé pour l’écoulement des produits          

Procès verbal des réunions       - liste des participants  - le marché   - protocole d’accord       - liste des membres

- l’accord de création du marché est obtenu et le site est disponible

-Habitants

-Commerçant

-Commune

-Lamido

Djaoro

Préfecture

Ministère du Commerce

ONG

 

 

 

 

Court Terme

 

 

 

 

Moyen Terme

 

 

 

 

Long Terme

 3.2.3 Secteur Socio-Culturel

 Objectif global : Faciliter l’accès de la population aux infrastructures sociales essentielles d’ici 2010

 a) Sous secteur hydraulique (eau potable)

Objectifs spécifiques

 

Activités ( A )

Résultat ( R )

Indicateurs

Hypothèses

Parties Prenantes

Période d’exécution (A)

A 1

A2

A3

 

 

 

 

 

Promouvoir l’acquisition des points d’eau potable dans le quartier

Tracer le quartier

Le quartier est bien tracé et facilite l’accès à l’adduction d’eau de la SNEC

Suivis

Rapports

Accord de la Commune urbaine

Commune

Travaux publics

 

 

x

Réalisation des forages

Au moins 02 forages réalisés par an.

Suivis

Nombre de forages

Rapports

Apports locaux sont disponibles

ONG

Population

Bailleurs de fonds

 

x

x

Traiter les puits existants

Tous les puits du quartier sont traités d’ici les six prochains mois

Suivis

Nombre de puits traités

Rapports

Apports locaux sont disponibles

Population

x

 

 

Protection des puits existants

Au moins 50 % des puits d’eau ont leurs clôtures

Suivis

Nombre de puits clôturés

Rapports

Apports locaux sont disponibles

ONG

x

 

 

Mise en place des comités des Gestion de Points d’eau (CGPE)

Les membres du CGPE sont formés dès la première année

Suivis

Nombre des membres du bureau connus

Rapports

 

ONG

 Population

x

 

 

Multiplier les puits d’eau

Au moins 04 puits autres puits sont creusés à partir de la deuxième année

Suivis

Nombre de nouveaux puits réalisés

Rapports

Apports locaux sont disponibles

 

 

x

x

Former des membres du CGPE

Tous les membres du CGPE sont formés dans les six prochain mois.

Suivis

Nombre de membres du CGPE formés

Rapports

 

ONG

 Population

x

x

x

Adduction d’eau de la SNEC

L’eau de la SNEC est disponible dans le quartier d’ici 03 ans.

Suivis

Nombre de bornes fontaines dans le quartier et les domiciles

Rapports

Apports locaux sont disponibles

SNEC

Population

 

 

x

  b) Sous – Secteur Education

Objectifs spécifiques

 

Activités ( A )

Résultat ( R )

Indicateurs

Hypothèses

Parties Prenantes

Période d’exécution (A)

A 1

A2

A3

-Un meilleur suivi des enfants

-Réduire les souffrances des enfants

-Inscrire les enfants très tôt à l’école

-Réduire les frais de transport des enfants ainsi que les risques d’accidents

 

Activités à court terme

-Mobilisation des populations pour le choix du site

Activités à moyen terme

-Achat terrain sport si nécessaire

-Adresser une demande au  Ministère de l’Education de Base

- création d’un comité de pérennisation des acquis scolaire et sportif

Activités à long terme.

-Responsabiliser les personnes pour l’entretien et la gestion du stade

- Prise en charge des enseignants vacataires par la population (APE)

- le site est choisi – une école est créée et fonctionnelle d’ici 3 ans 

-  un comité de pérennisation est mis sur pied et fonctionnel           - les responsables d’entretien sont connus et jouent leurs rôles

- salles de classe           - membres de l’APE  et du conseil d’école           - responsables de pérennisation

- le site est disponible et la création de l’école est confirmée par l’état 

Interne

-Djaoro

-Président F.C Golden, élite

-Population

-Joueurs du quartier

-Association des jeunes du quartier

-Délégué GIC

-Leaders des partis politiques

Externe

-Délégation Sport

-fécafoot

-Commune

-Délégation de la jeunesse

-Elites extérieurs

-l’Eta

 

 

 

 

Court Terme

 

 

 

 

Moyen Terme

 

 

 

 

Long Terme

 c) Sous - Secteur  Sport

Objectifs spécifiques

 

Activités ( A )

Résultat ( R )

Indicateurs

Hypothèses

Parties Prenantes

Période d’exécution (A)

A 1

A2

A3

-Permettre à l’équipe (F.C Golden) de mieux s’entraîner pour améliorer ses performances (N.B 4 fois champion du tournoi inter quartier de la ville )

-Valoriser l’image du football dans le quartier

-Tisser les liens d’amitiés entre les jeunes du quartier et d’autres

-Avoir un terrain disponible à tout moment et chaque jour puisque celui de CAMRA est indisponible les samedis et les jours de classe

Activités à court terme

-Faire une demande à la  Délégation de Sport et éducation physique et sportive

 

 

 

Activités à Moyen Terme                         

-contacter les élites intérieures et extérieures

-Réunion des élites                             -Négocier le site du stade  

 

 

- la délégation est contactée                - au moins 2 réunions d’élites  sont organisées

 

 

 

 

- le site est disponible pour la création d’un stade moderne d’ici 2010     

- procès verbaux des réunions          - stade

- l’obtention du terrain auprès du MINEF

Interne

-Djaoro

-Population

-Elites du quartier

-Comité de création des écoles

-Délégués des GIC

-Leaders des partis politiques

-Fona-Mayel-Ibbé

 

Externe

-Sous-préfet

-Délégation Provinciale de l’Education de Base

-Commune

-ONGs

 

 

 

 

Court Terme

 

 

 

 

Moyen Terme

 

 

 

 

Moyen terme


 d) Sous - Secteur  institution religieuse (Eglise)

Objectifs spécifiques

 

Activités ( A )

Résultat ( R )

Indicateurs

Hypothèses

Parties Prenantes

Période d’exécution (A)

A 1

A2

A3

- Rapprocher les fidèles du quartier pour une meilleure éducation (bon comportement, entente, paix…)

Activités à court terme

-Réunir les fidèles religieux

Activités à moyen terme

-Collecte des fonds (apport local)

-Choix du site

-Faire une demande à la fédération des églises

Activités à long terme

-Faire la collecte des dîmes pour la pérennisation de l’église

-recherche des fonds pour les activités de l’église

 

- au moins 3 réunions des fidèles sont organisés          - fonds disponible        - site identifié   - les fédérations religieuses sont contactées et sont favorables - au moins une église est créée dans le quartier

- procès verbaux des réunions       - argent disponible    - bâtiment

- un terrain est acquis par les fidèles

Interne

-Djaoro, forces vives du quartier

-Autorités religieuses

-Fidèles religieux

-GICs

 

 

 

 

 

Court Terme

 

 

 

 

Moyen Terme

 

 

 

 

Long Terme

 e) Sous – Secteur  Santé

Objectifs spécifiques

 

Activités ( A )

Résultat ( R )

Indicateurs

Hypothèses

Parties Prenantes

Période d’exécution (A)

A 1

A2

A3

-Sécuriser la santé de la population

-Permettre à toutes les couches sociales d’avoir les soins de première nécessité

-Que tous les enfants soient vaccinés

-Réduire les frais de déplacement 

 

Activités à court terme

-Réunion de la population (élites intérieures et extérieures)

-Faire une demande au Ministère de la Santé

Activités à moyen terme

-Mobilisation de l’apport de la population pour la construction des bâtiments

-contacter les ONGs/Projets pour l’équipement

Activités à long terme

-Commencer par une case de santé

-Contacter la Délégation Provinciale de Santé pour des conseils et informations et leur appui humain et matériel

-Demander l’appui du GIC coton             

 

 

 

- au moins 02 réunions de la population et élites sont organisées        - accord du Ministère de la Santé               - l’apport de la population est mobilisé           - Centre Santé créé et équipé  - bonne collaboration avec la délégation de la santé             - contribution du GIC coton

- procès verbaux des réunions         - document d’accord du ministère disponible

- cahier de caisse disponible       - bâtiment / case de Santé                 

- un accord est signé par la délégation provinciale de la santé                   - l’apport de la population est disponible

Interne

-Djaoro

-Elites intérieurs

-populations

-Infirmier du quartier

-Délégué des GICs

-Leaders des partis politiques

-Fona Mayel-Ibbé

Externe

-Délégation Provinciale de la Santé

-Elites extérieurs

-l’Etat, Commune

-Coopération Belgo – Camerounaise

-Communautés religieuses

-Associations

-ONGs

 

 

 

 

 

 

Court Terme

 

 

 

 

Moyen Terme

 

 

 

 

Long Terme


f) Sous – Secteur VIH/SIDA

Objectifs spécifiques

Activités ( A )

Résultat ( R )

Indicateurs

Hypothèses

Parties Prenantes

Période d’exécution (A)

A 1

A2

A3

 

Contribuer à la réduction du taux de prévalence dans le quartier et assister les personnes affectées et infectées

Activités à court terme                    - sensibilisation

- le councelling

- visites à domicile

- l’appui psychosocial

des personnes infectées et affectées

- les campagnes de dépistage volontaire

- l’appui matériel aux orphelins infectés et affectés du SIDA (alimentaire, scolaire et sanitaire)                          - création d’un centre de dépistage au quartier

A Moyen terme :

- appui psychosocial des malades au niveau du centre de santé du quartier

- dépistage au niveau du quartier                                                      - renforcer le CLLS existant

- suivi médical rapproché

- vente des préservatifs au niveau du quartier

- solliciter l’appui technique des infirmiers 

- population plus conscientisée sur les comportements à risque            - Au moins 02 campagnes de dépistage sont organisées d’ici 2006        - les personnes affectées et infectées sont mieux suivies et ont des appuis alimentaires et matériels          - au moins    75 % de la population connaît son statut sérologique      - centre de dépistage créé d’ici 2 ans

 - rapports       - témoignages – liste des personnes affectées et/ ou infectées du quartier      - carnets de visite médicale

- l’accord du GTP est obtenue – l’apport de la population est disponible

 

-          GTP

-          CLLS

-          Population

-          Délégation de la Santé

-          ONG

 

 

 

 

 

Court Terme

 

 

 

 

Moyen Terme

 

 

 

 

Moyen Terme

 

g) Sous – secteur Politique

Objectifs spécifiques

 

Activités ( A )

Résultat ( R )

Indicateurs

Hypothèses

Parties Prenantes

Période d’exécution (A)

A 1

A2

A3

Eduquer et instruire la population sur la décentralisation et démocratie

Activités à court terme

- création d’un centre de concertation regroupant  tous les partis politiques

- sensibilisation

Activités à moyen terme

- obtention d’un local pour les partis politiques

- Renforcement des capacités des populations en matière de décentralisation et de démocratie et leurs pratiques à travers des ateliers, séminaires et conférences                            

- populations sensibilisées sur la notion de démocratie d’ici 1 an          - un cadre de concertation des partis politiques est créé et le local est disponible

      Participation effective des toutes les parties prenantes dans le développement du quartier                                     - Participation effective des populations à toutes les consultations                            

- témoignages     - local disponible

Nombre d’entretiens individuels mènes            - Nombre des réunions tenues                              - Nombre d’ateliers, séminaires et conférences effectués

- Accord du Sous -Préfet

 

l’accord de la commune est obtenu

-          Autorités administratives 

Dirigeants des partis politiques                         - Les chefs traditionnels 

-           Les autorités religieuses   

-           Les élites                            La population

-          Associations des femmes,

-           les jeunes               - les hommes            - leaders d’opinions

 

 

 

 

Court Terme

 

 

 

 

Moyen Terme

 

 

 

 

Long Terme

 h) Sous- secteur protection sociale « sécurité »

Objectifs spécifiques

 

Activités (A )

Résultat ( R )

Indicateurs

Hypothèses

Parties Prenantes             

Période d’exécution (A)

A 1

A2

A3

Eradiquer le vol et les  agressions dans le quartier

Activités à court terme

- auto surveillance           - appui à l’éradication de la vente et consommation des stupéfiants                        - sensibilisation des jeunes sur les effets néfastes de la drogue

Activités à moyen terme

- renforcement de l’éclairage dans le quartier                           

- un comité de vigilance est créé et fonctionnel       - les jeunes sont conscients du danger de la consommation des stupéfiants  - quartier plus sécurisé

- lampadaires publics

L’accord du Sous-préfet et celui du Délégué provinciale à la Sûreté Nationale  sont obtenus

- Sûreté Nationale               -Autorités administratives                                 - Djaoro                               - Les autorités religieuses     - Les élites                            - La population

 

 

 

 

Court Terme

 

 

 

 

Moyen Terme

 

 

 

 

Long Terme

 i)  Sous- secteur  loisirs 

 

Objectifs spécifiques

 

Activités ( A )

Résultat ( R )

Indicateurs

Hypothèses

Parties Prenantes

Période d’exécution (A)

A 1

A2

A3

Créer un centre d’animation mixte dans le quartier pour les loisirs

Activités à court terme

- négocier l’endroit propice                            - réunions de concertation                                     - mobilisation des ressources                              - mise sur pied d’un comité de suivi des activités

Activités à moyen terme

- cotisation                      - identification participative des types d’activités à mener dans le centre

Activités à long terme     - construction d’un centre en matériaux définitifs                          - équipement du centre    - les formations               - collecte des fonds de pérennisation                           

- site du centre est identifié et disponible        - au moins 02 réunions de concertation sont organisées – ressources disponibles      - un comité de pérennisation est opérationnel     - les activités du centre sont connues            - le centre est créé, équipé et opérationnel d’ici 2 ans       - le centre est entretenu

- local (centre) – procès verbaux des rencontres       - liste des membres du comité             - équipements /matériels       

- le site est fourni par la population          - les parties prenantes sont toutes favorables          

- Autorités administratives   - Djaoro                                - Les jeunes                         - Les autorités religieuses     - Les artistes

- les sportifs                            - Les danseurs traditionnels – GIC et Associations           - la population

 

 

 

 

Court Terme

 

 

 

 

Moyen Terme

 

 

 

 

Long Terme

 j) Sous- secteur  Culture

 

Objectifs spécifiques

 

Activités ( A )

Résultat ( R )

Indicateurs

Hypothèses

Parties Prenantes

Période d’exécution (A)

A 1

A2

A3

Valoriser  les cultures pour la sauvegarde des valeurs

Activités à court terme

- tenue une AG regroupant les différents groupes ethniques et religieux                                          - organisation des causeries éducatives en atelier       

Activités à moyen Terme

- identification des différentes activités culturelles du quartier 

 - organisation des animations inter culturelles                                 - mise en relation avec le ministère de la culture

Activités à long terme  

 - création d’un centre culturel                         

 - participations aux activités culturelles au niveau national et international                

- un comité de valorisation des cultures est créé d’ici 2 ans

- au moins un atelier d’éducation est organisé        

- au moins une semaine culturelle est organisée chaque année

- centre culturel créé et fonctionnel

- procès verbaux des rencontres       - rapports d’atelier           - photos           - liste des participants     - bâtiment      

- l’accord du Délégué de la culture

Autorités administratives    - Djaoro                                - Les jeunes                         - Les autorités religieuses     - Les artistes

- les sportifs                            - Les danseurs traditionnels – GIC et Associations           - la population

 

 

 

 

Court Terme

 

 

 

 

Moyen Terme

 

 

 

 

Long Terme

 Conclusion et perspectives

En une dizaine de jours, à travers l’inventaire  des ressources, potentialités et contraintes de l’UP (unité de planification) sont inventoriées, l’identification et l’analyse des problèmes (causes et effets), le recensement des solutions possibles, les habitants de Mayel Ibbé ont fortement contribué à la planification des actions à Court, Moyen et Long termes pour le développement de leur quartier. Un atelier de restitution du draft du plan de développement organisé le 21 octobre à Maroua à l’attention des acteurs de développement urbain (La Commune, le Secteur Public, Secteur privés, les Organisations de la Société Civile) et des représentants du quartier Mayel Ibbé a permis aux invités d’enrichir le draft, d’apporter des amendements et de valider le document du PDQ. Désormais le quartier Mayel Ibbé de Maroua a un plan de développement élaboré avec la participation de sa population.  Ce Plan de développement sera intégré dans le plan d’action du RODEUR qui en tiendra compte dans le cadre de ses actions futures pour la lutte contre la paupérisation des couches les plus défavorisées du Cameroun. Parallèlement à l’aide de ce PDQ, les leaders du quartier vont commencer à élaborer des projets sectoriels pour la recherche de partenaires techniques et financiers ; La plupart des acteurs invités à l’atelier du 21 octobre 2005 ont montré un grand intérêt pour le quartier Mayel Ibbé, il serait donc souhaitable que :

  • Toutes les actions respectent l’ordre de priorité général par domaine
  • Les interventions se fassent de façon concertée afin de favoriser une meilleure participation et contribution des populations concernées
  • Les responsables du quartier élus en Assemblée Générale du 19 octobre 2005 soient consultés et associés aux actions ; chacun en ce qui le concerne
  • Le Djaoro soit régulièrement informé des visites reçues au quartier et des plans d’action des différents projets initiés pour le quartier, afin d’en avoir une vue d’ensemble.

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Commentaires (1)

1. NGAH AMBEME MICHEL ANGE 04/03/2016

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