Rapport final 2010

Pour commencer à créer votre pa

COPRESSA

Centre Optionnel pour la Promotion et la Régénération Economique et Sociale

Secteur Afrique

Rapport 2010

Conception et réalisation

Equipe de COPRESSA

Maroua

Maroua                                                                 mars 2011


Sommaire

Sigles et abréviations. 3

Avant Propos. 5

Introduction. 7

1. Vue synoptique des projets. 10

2. Projets réalisés. 11

2.1. Sous Secteur Arachide (SSA) / Filière arachide (FA) 11

2.2. Programme de recherche en faveur du Peuple Bororo (PRABO) 17

2.3. Sous Secteur de Valorisation des déchets : Vulgarisation du biogaz. 19

2.4. Emploi Jeunes. 22

2.5 Résultats de gestion. 24

3. Prestation des services. 25

3.1.  Pépinière. 25

3.2. PDRI – CL. 26

3.3. Le FPR. 27

4. Expérimentations sur les plantes utilitaires. 29

4.1.  Culture de jatropha curcas. 29

4.2. Culture du Karité. 30

5. Encadrement des étudiants. 32

5.1 Activités et Résultats. 32

6. Recherche de partenariat 34

6.1. Recherche de partenariat stratégique. 34

6.2. Recherche de partenariat financier 34

6.3. Réseautage. 35

7. Audit 37

8. Dossier d’agrément ONG.. 38

9. Investissements. 38

10. Budget 39

11. Ressources humaines. 40

11.1. L’équipe permanente. 40

11.2. Les membres de l’association. 41

12. Formations reçues. 42

Conclusion et perspectives. 43

Tableaux. 45


Sigles et abréviations

AG : Assemblée Générale

AGR : Activité Génératrice de Revenu

ARC : Animateur Relais Communautaire

BD: Broederlijk Delen

BID : Banque Islamique de Développement

CA : Conseil d’Administration

CCBDEN: Cadre de Concertation des Partenaires BD de l’Extrême – Nord

CCC : Cadre de Concertation Central

CCZ : Cadre de Concertation Zonal

CD: Conseil de Direction

CDD: Comité Diocésain  de Développement

CDV : Chaîne des valeurs

CFAA : Centre de Formation Agricole Appliquée

CFO : Centre de Formation d’Obala

CIGRENA : Consortium des Intervenants dans la Gestion des Ressources Naturelles

CMB : Comité Multi Bailleurs de Suivi du DRSP

COGE: Comité de Gestion

COGECO :      Comité de Gestion des Conflits

COPRESSA : Centre Optionnel pour la Promotion et la Régénération Economique et Sociale Secteur Afrique

COVE : Comité de Vente

CRA : Collège Régional d’Agriculture

CROPSEC: Conseil Régional des Organisations Paysannes de la partie Septentrionale du Cameroun

CRTV: Cameroon Radio and Television

DC : Dynamique Citoyenne

DECOVARL :   Développement communautaire basé sur la valorisation des ressources locales

ETA : Ecole Technique d’Agriculture

FA : Filière Arachide

FAD : Fonds d’Appui au Développement

FASA : Faculté de Sciences Agronomiques

FECOPA :        Femmes pour la Conservation et la transformation des Produits Alimentaires

FPR : Fonds Provincial de Refinancement

GIC : Groupe d’Initiative Commune

GOIB: Groupe des Organismes Intervenant dans les Puits/Biefs et la conservation des eaux et sols

GRN : Gestion des Ressources Naturelles

INADES: Institut Africain pour le Développement Economique et Social

IRAD : Institut de Recherche Agronomique pour le           Développement

ISS : Institut Supérieur du Sahel

ISWA : International Solid Waste Association

OGM : Organisme Génétiquement Modifié

ONG : Organisation Non Gouvernementale

OP : Organisations Paysannes

MINADER : Ministère de l’Agriculture et du Développement rural

MINEP : Ministère de L’Environnement et de la Protection de la Nature

MINJEUN : Ministère de la Jeunesse

PA : Producteur d’Arachide

PDRI-CL: Programme de Développement Rural Intégré de Chari Logone

PRABO: Projet d’Appui aux Minorités Bororo

PREPAFEN: Projet de Réduction de la Pauvreté et Action en Faveur des Femmes dans la Province de l’Extrême – Nord

RIG : Règlement intérieur de groupes

SAILD: Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement

SCV : Système de Culture sous Couvert Végétal

SIDA : Syndrome d’Immunodéficience Acquise

SITRON : Société Industrielle de Transformation des Oléagineux de Ngouroré

SNV : Service Néerlandais de développement

SODECOTON: Société de Développement du Coton

SSA : Sous Secteur Arachide

SSK : Sous Secteur Karité

SSVD : Sous Secteur Valorisation des Déchets

RI : Règlement Intérieur

VIH : Virus de l’Immunodéficience Humaine

VSO: Voluntary Service Overseas

Avant Propos

COPRESSA suit son petit bonhomme de chemin en mettant en pratique au jour le jour sa mission qui est le développement des couches défavorisées par le biais de  l’encadrement, la formation, l’organisation des paysans en groupe et la valorisation des ressources locales.


En fait, notre organisation peut se féliciter du fait qu’elle avance décidemment vers ses objectifs. C’est d’autant plus normal lors qu’on a la confiance et le soutient des partenaires tels que BD, les ambassades de l’Allemagne, de la Suisse d’une part, le convoyage des autorités administratives, municipales et traditionnelles d’autre part.

En pratique, l’année qui s’achève a été consacrée entre autres :

A l’intégration socio économique et politique des Bororos notamment par l’inscription des enfants à l’école, la mise sur pied des centres d’alphabétisation fonctionnelle, l’organisation des cadres légaux;

Au renforcement qualitatif et quantitatif des capacités des producteurs d’arachide, leur sensibilisation et la structuration des groupes qui avaient encore du mal à s’organiser ;

A l’encadrement des jeunes et leur formation à l’emploi ;

A l’appropriation des techniques d’agriculture biologique et d’agro foresterie ;

Au plaidoyer en faveur des paysans exposés à l’insécurité  foncière ;

A la vulgarisation et à l’amélioration du biogaz qui était en phase expérimentale et qui reçoit un écho favorable.

Comme résultats, le taux de scolarisation croissant observé dans nos zones d’intervention, surtout chez le peuple bororo est une preuve palpable tout comme la régression de l’exode rural dans ces localités. De manière générale, l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations est satisfaisante lorsqu’on constate par exemple que les producteurs d’arachide deviennent non plus des spectateurs, mais des acteurs dans les différents débats relatifs au sous secteur arachide.

Cependant, tandis que COPRESSA a atteint l’âge de sagesse et est plein d’ambitions, fruit d’une longue expérience de terrain, et que les paysans commencent à voir plus clair en ce qui concerne leur développement, une nouvelle vient refroidir ses acteurs : le partenaire financier clé BD ferme ses portes dans la sous région ; l’assistant technique est en fin de contrat. L’urgence reste donc de trouver des partenaires financiers et un assistant technique afin que les projets de COPRESSA qui ont pourtant bien germé et augurent un bel avenir pour le monde paysan, les jeunes et  l’environnement arrivent à maturité.

Toutefois, l’équipe ne désarme pas. Camus disait « quand l’espoir disparaît, il faut le réinventer ». Et je suis fort persuadé que COPRESSA dont les membres incarnent l’engagement saura réinventer cet espoir.

Je profite donc de cette occasion pour remercier tous les membres associés, tous les membres du conseil d’administration et l’équipe opérationnelle dont l’engagement et la ténacité n’ont jamais failli. Nos partenaires : paysans, partenaires financiers et techniques, autorités administratives, traditionnelles sont sincèrement remerciés.


M. MAL HOURSO, PCA


Introduction


Il est ici question du contexte, des objectifs, de la méthodologie et du plan du rapport annuel sur l’exercice 2010.

Contexte

L’avènement de la crise économique des années 80, soit deux décennies après les indépendances des pays africains, a plongé ces pays dans le chaos total. En effet, les pays subsahariens étaient les plus affectés à cause de la baisse du prix des produits agricoles d’exportation. Ce fléau a eu pour conséquence, le désengagement de l’État du système productif pour se concentrer sur ses fonctions régaliennes. Ceci a entraîné la baisse de la production, la fermeture des entreprises publiques et l’augmentation du taux de chômage. Ces États sont désormais dépourvus de moyens financiers stables et ne peuvent plus offrir à leurs populations un encadrement adéquat.

Pour ce qui est de l’arachide, malgré son évolution sur le plan de la productivité et des revenus aux paysans, elle reste confrontée à de nombreuses difficultés que sont : la non maîtrise des circuits de commercialisation, les tracasseries policières et douanières, l’indisponibilité en semences, le faible accès aux technologies pour la transformation.

Le contexte spécifique au peuple bororo est celui des minorités. Leurs problèmes essentiels portent sur : le déficit dramatique en matière d’éducation, sa tradition non valorisante pour la femme, Le non-accès aux terres et à la propriété en général, l’absence d’actes de naissance et de cartes d’identité pour la plupart des Bororos (hommes, femmes et enfants), sa non-intégration effective dans les circuits socio économiques et politique des pays dans lesquels ils vivent, l’ignorance des textes, la considération dépréciative que les sédentaires ont d’eux, les arnaques dont ils sont souvent victimes dans les relations avec les sédentaires, et depuis 2006 le kidnapping des enfants et le pillage de leurs biens par des coupeurs de routes et autres bandits de grands chemins.

Par ailleurs, au cours des trente dernières années, la Région de l’Extrême-Nord est victime d’une avancée spectaculaire du désert (15 km pan an), mais pour diverses raisons, notamment la pauvreté, la plupart des ménages font la cuisine au bois ; ce qui aggrave la situation au jour le jour. Une enquête sur la consommation de bois, entreprise par Copressa, a montré que chaque famille utilise environ 8,2 m3 de bois par an, soit environ 3 millions de m2 de bois chaque année pour l’ensemble de la population.

Cette dépendance au bois a de nombreuses implications, y compris de graves conséquences sociales, environnementales et économiques: beaucoup de temps est réservé par les femmes à la collecte de bois, le système respiratoire et les yeux souffrent de la fumée, les femmes et les filles sont parfois victimes de vertiges, nausées, évanouissements. Le monoxyde de carbone peut conduire à des crises d'asthme, irritation des yeux, des narines, l'asphyxie et la cataracte post opération.
Outre la pollution de l'air, les principaux impacts environnementaux comprennent également la diminution progressive et rapide de la forêt, dégradation es sols et la faible biodiversité

Face à ces perturbations sociales, économiques et environnementales, les organisations de la société  civile ne sont pas restées indifférentes; elles ont conjugué leurs efforts pour accompagner l’État dans la lutte contre la pauvreté et l’amélioration des conditions de vie des couches les plus vulnérables de la société.

COPRESSA pour sa part a pris l’initiative d’apporter son appui à différentes franges de la population, dans différents domaines ci-après :

  • §  L’entrepreneuriat;
  • §  L’environnement et les énergies renouvelables;
  • §  Les minorités;
  • §  Les jeunes et l’emploi.

Objectifs

L’objectif étant d’accroitre les revenus des populations vulnérables en leur offrant des techniques appropriés afin qu’elles puissent subvenir à leurs propres besoins quotidiens.

L’atteindre de ce but passe par la conduite des actions visant :

  • §  L’amélioration des revenus familiaux en incitant les producteurs à l’application des techniques appropriées qui leur sont proposées;
  • §  La conscientisation des habitants à l’arrêt de la destruction du couvert végétal par l’utilisation des moyens alternatifs pour faire face aux besoins en énergie;
  • §  L’orientation des populations dans diverses activités porteuses pour pallier les déficits financiers qui sévissent dans les ménages.

Méthodologie

Partisan des approches participatives, COPRESSA a instauré dans ses journées d’évaluations annuelles quelques moments de travail en plénière pour permettre à chaque membre de l’équipe de s’exprimer sur les résultats, les forces/faiblesses et les perspectives de chaque projet. Cette méthode donne lieu à des confrontations d’idées, aux critiques et amendements constructifs qui permettent de donner à chaque aspect, un contenu consensuel. A partir de ces données de base, une équipe de rédaction est désignée pour parachever un rapport qui est soumis à l’appréciation du Conseil d’Administration. Après l’aval du CA, les dernières observations sont intégrées avant impression et publication.

Plan du rapport

  1. 1.      Présentation du public cible;
  2. 2.      Projets réalisés;
  3. 3.      Prestations de service;
  4. 4.      Expérimentations;
  5. 5.      Encadrement des étudiants;
  6. 6.      Recherche de partenaires;
  7. 7.      Audit;
  8. 8.      Dossier d’agreement;
  9. 9.      Investissement;
  10. 10.   Budget;
  11. 11.   Ressources humaines;
  12. 12.   Formations reçues.

[G1]



1. Vue synoptique des projets

En 2010, le public cible de COPRESSA par projet se présente comme suit :

Tableau 1 : Résumé du travail de COPRESSA et de son public cible

Projets

Arrondissements/ localités

Bénéficiaires

Résultats

Financement

Sous Secteur Arachide

SSA / FA

Arrondissement Hina, 5 localités

Arrondissement Tokombéré, 12 localités

Arrondissements de Maroua, 3 localités

Producteurs d’arachide

Transformateurs

Commerçants

Producteurs d’entrants

Propriétaires terriens

291 producteurs à Hina et

574 producteurs à Tokombéré et Méri encadrés

Une Cartographie du sous secteur arachide dans l’Extrême Nord élaborée

COPRESSA

Broederlijk Delen

Projet pilote d’appui aux minorités Bororos

PRABO

Alphabétisation, éducation,

encadrement des peuples Bororo et leurs enfants.

Arrondissement   Lagdo, 3 localités

Arrondissement Ngong, 1 localité

Les enfants Bororo

Les femmes Bororo et leurs maris

Inscription à l’école ;

Centre d’alphabétisation avec alphabétiseur ;

Caisse autonome des femmes.

COPRESSA

Ambassade Suisse

Sous secteur Valorisation des déchets

« Du ménage pilote au village pilote »

Biogaz

Arrondissement Maroua 1er, 1 localité

Arrondissement de Gazawa, 1 localité

Arrondissement  Ndoukoula, 1 localité

ménages regroupés par village

15 biodigesteurs installés ;

20 biodigesteurs en cours de fabrication ;

150 arbres plantés.

COPRESSA

Tavola Valdese

Emploi Jeunes

La ville de Maroua

Les jeunes ferrailleurs de bâtiment

7 jeunes formés

COPRESSA

Expérimentation des cultures :

Jatropha

Ferme d’application de COPRESSA

Personnels de COPRESSA

100 °/° de levée de semis direct ;

90 °/° de levée de semis en pots ;

Bonne évolution des plantes au champ.

COPRESSA

Encadrement des stagiaires

Les établissements de formation

(ETA / CRA ;

ISS / FASA)

élèves / étudiants

10 stagiaires suivis

Soutenance positive

Intégration dans la fonction publique

COPRESSA

Etudiants

Source : COPRESSA

2. Projets réalisés


Pour chacun des quatre (04) projets pilotés en 2010, il ressort succinctement les activités, les résultats, les forces, les faibles, les perspectives et les orientations futures. Pour certains d’entre eux, un accent est également mis sur les impacts en termes de changements sociaux.

2.1. Sous Secteur Arachide (SSA) / Filière arachide (FA)


Jusqu’à nos jours et ceci depuis 2006, COPRESSA demeure la seule organisation locale engagée dans l’appui aux producteurs d’arachide dans les zones de Hina et Tokombéré.

Arrivé à sa cinquième année de vie, il est désormais aisé d’affirmer que  le projet appui aux producteurs d’arachide ou encore projet d’appui à la filière arachide a atteint la plupart des objectifs fixés à son démarrage en 2006. Il arrive ainsi à rendre concrets des nouveaux buts/objectifs pour la prochaine phase, objectifs bien importants et plus ambitieux.

L’objectif  de ce projet a été l’augmentation de manière qualitative et quantitative des revenus des  communautés productrices d’arachide et amener les PA à l’autopromotion grâce à une meilleure structuration, un travail professionnel, l’intégration de l’agriculture biologique et l’insertion consciente dans le sous secteur arachide, dans le souci d’améliorer leurs conditions de vie et d’existence.

Les résultats effectivement obtenus dans le cadre de ce projet sont ici présentés par axe d’intervention.

Axe 1 : Renforcement des capacités des producteurs d’arachide

Dans cet axe, il s’agit d’encourager la diversification alimentaire et des sources de revenus des producteurs d’arachide et dans le même temps contribuer à la restauration des sols.

Résultats obtenus :

Un nouveau rôle a été intégré dans le projet en 2010, celui de l’animateur relais communautaire (ARC). Les ARC constituent le pool de durabilité qu’on désire donner aux résultats du projet et le fort lien qui relie l’ONG avec sa zone d’intervention. Ainsi, 05 ARC ont été formés en animation et structuration pour l’encadrement de proximité des groupes des différents secteurs d’intervention de COPRESSA.

Pour ce qui est du renforcement des capacités, les résultats suivants ont été enregistrés :

  • §  680 producteurs d’arachide (PA) soit le 78.6% des 865 PA total, sélectionnent et traitent leurs semences au moins 2 mois avant la période de semis ;
  • §  580 sur 610 PA, soit 95% des PA, gèrent mieux leurs récoltes et arrivent à stocker au moins 6 mois.

Donc de manière globale, les producteurs d’arachide encadrés par COPRESSA arrivent à planifier l’utilisation de leurs revenus pour l’économie familiale. 

Du le tableau ci-dessous, l’on perçoit  bien l’évolution du travail d’encadrement mené par COPRESSA par rapport à son groupe cible.


Tableau 2: Evolution dans l’encadrement organisationnel des groupes (2006-2010)

Groupes cibles

2006

groupes

2010

groupes

Evolution depuis le début

Villages

3

18

+ 15

Groupes

6

60

+ 54

GIC

4

19

+ 15

PA totaux

306

865

+ 559

Source : COPRESSA 


Comme Indicateur complémentaire de qualité, un tableau sur l’évolution du rendement a été ajouté, permettant la comparaison de rendement de  2006 à 2010.


Tableau 3: Evolution des rendements (2005-2010)

Année

Zone 

2005

2006

2007

2008

2009

2010

Tokombéré

0,64

0,77

0,57

0,87

0,51

0.52

Hina

0,66

1,16

1,23

1,18

1,35

1.85

Rendement général  moyen

0,65 

0,96 

0,90 

1,02 

0,93 

1.18

Source, COPRESSA: Rendements exprimés en tonne par hectare


Les paysans des localités encadrées ont désormais atteint un niveau de rendement moyen  d’une tonne d’arachide par hectare, ce qui les place dans une catégorie moyenne de production arachidière au Cameroun.

Axe 2 : Sensibilisation

Cet axe vise l’amélioration du cadre de vie et la santé des producteurs d’arachide ainsi que celui de leurs communautés.

Résultats obtenus

Avec les différentes campagnes de sensibilisation, les PA sont de plus en plus ouverts au changement. Cet intérêt pour le changement s’exprime comme suit :

  • §  71% (43 sur 60) des groupes sont intéressés par la structuration en union et en fédération ;
  • §  08 AG ont été organisées en vue de la création des unions des GIC des PA ;
  • §  08 bureaux d’union ont été élus et les membres formés ;
  • §  Une forte mobilisation à la constitution d’un fonds d’appui au développement est perceptible dans le secteur Tokombéré ;
  • §  04 points de vente d’arachide ont été créés dans le secteur de Tokombéré ;

Axe 3 : Structuration

Il s’agit ici d’encourager la mise en réseau des producteurs d’arachide à travers les GIC, les unions, les comités de vente et les fédérations.

Résultats obtenus

Le processus de structuration est généralement assez lent, mais en 2010, les performances sont encourageantes ; les résultats suivants  ont été enregistrés:

  • §  13 GIC ont été légalisés avec l’appui de COPRESSA ;
  • §  5 ARC ont été officiellement installés et reconnus par la population ;
  • §  71.6% (43 sur 60) des groupes sont intéressés par la structuration en union et en fédération ;
  • §  08 AG ont été organisées en vue de la création des unions des GIC des PA ;
  • §  08 bureaux d’union ont été élus et les membres formés ;
  • §  des 60 groupes encadrés par COPRESSA, 26 sont légalisés, soit 43% ; dans le secteur de Hina 100% des groupes disposent d’un RI +Statut (niveau II de structuration); dans le secteur de Tokombéré 37/41 groupes disposent d’un RI et d’un statut, soit 90% ;
  • §  08 Unions sont en cours de formation; 36.6% des GIC ont déjà entamé le processus de regroupement en union ;
  • §  06 voyages d’échanges inter producteurs ont été effectués ;
  • §  L’élection des membres du bureau du fonds FAD a été effectué (13 membres dont 3 femmes) ;
  • §  Dans le secteur de Tokombéré, les rencontres ont été  organisées de façon autonome : la réflexion générale du développement intégré (col de Méri, la planification des CCZ/CCC, l’utilisation du fonds FAD, l’autoévaluation des activités, la redynamisation des groupes…).



Axe 4 : Organisation des acteurs du sous secteur arachide (SSA)

Pour poser des bases solides du développement du sous secteur arachidier, cet axe propose l’intégration effective des producteurs d’arachide professionnels (PAP) dans le sous secteur arachide et la mise sur pied d’un cadre d’échange de tous les acteurs.



Résultats obtenus

Dans ce domaine, COPRESSA a su valorisé les résultats d’une évaluation externe de la filière arachide commanditée par Broerderlijk Delen. En effet, cette évaluation  avait montré les atouts de l’approche de COPRESSA mais aussi ressorti les faiblesses à améliorer. De ce fait, les résultats suivants ont été enregistrés en 2010 :

  • §  Toutes les catégories d’acteurs du sous secteur ont été enquêtées et les résultats sont disponibles ;
  • §  La cartographie du SSA a été élaborée en vue de la validation par les acteurs lors du prochain CCC de 2011 ;
  • §  Les CCZ en 2010 ont été organisés d’une façon autonome par les PA, surtout dans le secteur Tokombéré ;
  • §  Les CCZ ont été le moment de validation du processus de la mutation de groupes du niveau II au niveau III (union) et à l’installation officielle des ARC par leurs leaders traditionnels ;
  • Le CCC de 2010 a permis aux PA de faire des témoignages matérialisant leurs appréciations vis-à-vis de l’accompagnement de COPRESSA ;
  • C’est aussi lors du CCC que les paysans de deux zones ont décidés de faire la scission du FAD (FAD Hina et FAD Tokombéré) ;
  • En 2010, les autorités communales (Méri et Roua) et la Délégation d’Arrondissement du MINADER de Hina participent au CCC pour la première fois ;
  • Dans l’encadrement des étudiants/stagiaires des écoles nationales d’agriculture (FASA, ETA, CRA), des études ont été menées portant sur l’analyse du changement social dû à la production d’arachide (investissements socio-économiques, le changement de mentalité, observation de l’hygiène, amélioration du cadre de vie) ;
  • L’évaluation de la FA en 2010 a permis à l’équipe de COPRESSA de mieux apprécier ses atouts et ses limites dont les principaux points se trouvent dans le tableau ci-après :



Tableau 4: Forces et faiblesses de l’encadrement de la FA par COPRESSA

Atouts

Faiblesses

Disponibilités des données de base

Faible capitalisation des expériences positives

Concordances des propos de COPRESSA avec celles des PA

Plus d’emphase d’encadrement des PA au détriment de celui des autres acteurs du sous secteur

Suivi rapproché

Communication fluide

Source : Rapport d’évaluation FA adapté par COPRESSA


Axe 5 : Agriculture biologique

L’axe sur l’agriculture biologique a pour but d’encourager la durabilité et la pérennisation des ressources naturelles grâce à l’appropriation des techniques agricoles biologiques tout en favorisant l’agro foresterie.

Résultats obtenus

Les principaux résultats de cet axe sont les suivants :

  • §  25% des PA pratiquent l’agriculture biologique ;
  • §  Une pépinière d’arbres d’ombrage est créée dans la zone plateau.

Axe 6 : Plaidoyer

Résoudre le problème foncier qui menace les activités agricoles et le dynamisme de ceux qui doivent louer les champs, un axe spécifique a été introduit dans le but d’augmenter le  pouvoir de négociation des locataires/propriétaires.

Résultats obtenus

  • §  2.22 % des PA locataires ont signé des contrats écrits de location de terres cultivables ;
  • §  La commune de Tokombéré encourage les membres des COVE dans leurs actions et suggère à COPRESSA de leur fournir des badges d’identification sur les différents marchés;

Dans le cadre du projet filière arachide, l’équipe de COPRESSA a fait une autoévaluation de son encadrement et le résultat est compilé dans le tableau suivant :


Tableau 5 : Autoévaluation des forces faiblesses et difficultés

Forces

Faiblesse et difficultés

  • Multidisciplinarité de l’équipe ;
  • Cohésion et entente entre les membres ;
  • Réunions hebdomadaires et partage d’information ;
  • Suivi rapproché et renforcement organisationnel ;
  • Appui du coopérant ;
  • Esprit d’autocritique ;
  • Restitutions régulières ;
  • Planification et évaluation des réalisations ;
  • Disponibilité des rapports des réunions et des activités de terrain ;
  • Présence des ARC ;
  • Application de l’approche participative ;
  • Bonne connaissance du milieu ;
  • Disponibilités des matériels roulants appropriés ;
  • Accès aux matériels informatiques pour tous les membres ;
  • Evaluation annuelle des activités et du personnel ;
  • Appui BD ;
  • Bonne collaboration avec le groupe cible ;
  • Parrainage des nouveaux groupes par les anciens
  • Le non respect des horaires ;
  • Quelques justifications des missions hors délai (après les 5 jours requis);
  • Quelques TDR de mission remplis à la dernière minute ;
  • L’enclavement des localités à cause du mauvais état des routes (col de Méri) ;
  • Difficultés d’avoir d’animatrice ;
  • Esprit d’attentisme pour certains groupes ;
  • La suite du programme dans le SSA n’est pas assurée ;
  • Le manque d’un bailleur de fonds stable ;
  • La méfiance de certains groupes qui ont été escroqués dans le passé.


Impact du projet

Les perspectives peuvent être immenses au niveau d’un projet, mais ce qui compte c’est les impacts qui sont le véritable reflet de tous les efforts fournis au cours d’une période. Durant les 12 derniers mois et cumulativement avec les périodes antérieures, les constats suivants sont les plus dominants :

  • §  Le nombre d’enfants scolarisés dans les familles des producteurs d’arachide des  2 zones a augmenté;
  • §  La valorisation de la culture de l’arachide a freiné l’exode rural dans la zone de Tokombéré;
  • §  La culture démocratique s’installe peu à peu et se manifeste par :

ü  des prises de position lors des débats;

ü  des campagnes électorales lors des élections des leaders de groupements et des unions;

ü  des initiatives dans l’organisation des cadres de concertation des zones.

  • §  Les producteurs des zones du projet ont commencé à cultiver l’arachide de manière professionnelle comme culture de rente, améliorant ainsi leurs conditions de vie;
  • §  La productivité a augmenté considérablement selon les statistiques par rapport à la comparaison nationale ;
  • §  Les PA sont conscients de leur rôle et de leurs poids ; ils commencent à influencer progressivement le prix de vente de l’arachide à travers les COVE ;


Les perspectives et les orientations

La base des motivations de COPRESSA sont les leçons tirées des actions passées, qui aident à la formulation des perspectives futures. En effet, pour la suite du processus d’encadrement de la filière arachide, COPRESSA et ses partenaires se proposent de :

  • §    Poursuivre le processus de structuration et légalisation des groupes ;
  • §    Création des fédérations (macro groupes) ;
  • §    Relation entre les fonctions « production » ,  « transformation »  et « fournisseurs d’intrants »;
  • §    Renforcer l’encadrement des autres acteurs de la CDV SSA ;
  • §    Recherche des opportunités dans les marchés externes et internes ;
  • §    Positionnement comme facilitateurs dans la chaîne de valeurs ;
    • §    Recherche de financement
    • §    Recherche d’innovation (culture bio-hydroponique, compost bio à base de coque d’arachide, résidu de poisson et enveloppe de riz) ;
    • §    Briquettes de coque d’arachide en substitution du bois de chauffe ;
    • §    Orientation des PA vers la diversification culturale ;
    • §    Continuer dans la diffusion et vulgarisation de l’agriculture biologique dans toutes ses composantes;
    • §    Nouer des nouveaux partenariats avec les organisations qui produisent des huiles essentielles.

Partenariat

Ce projet a été possible grâce à la contribution de différents partenaires qui nous ont accompagnés et appuyé pendant le travail :


Broederlijk Delen

Financier et technique

MINADER

Technique et administratif

Communes (Méri, Tokombéré et Hina)

Administratif

Autorités traditionnelles

Administratif

Ecoles de formation (FASA, ETA, CRA)

Technique



2.2. Programme de recherche en faveur du Peuple Bororo (PRABO)


Le programme PRABO a pour mission  de mener une recherche sur les peuples Bororos du Cameroun et particulièrement ceux de la Région du Nord, dans le Lamidat de Gouna /arrondissement de Lagdo). Ceci afin de mieux cibler les appuis susceptibles d’améliorer les conditions de vie des peuples Bororos et leur l’intégration socio-économique et politique dans leur environnement. C’est dans ce souci que le programme PRABO a été réalisé pour soutenir  aussi  l’intégration de la femme et de l‘enfant Bororo par le renforcement de leurs capacités éducationnelles, économiques et sociales.

L’appui à ce peuple minoritaire cadre également avec la philosophie de COPRESSA, régulièrement préoccupé par le développement des couches défavorisées.

2.2.1. Résultats

Après douze mois d’activités, les résultats phares du projet PRABO se présentent comme suit :

  • §  Les besoins essentiels des Bororos du Canton de Gouna sont connus au démarrage du projet, mais aussi progressivement en cours d’exécution. Ces besoins se résument en :

ü  La disponibilité en eau,

ü  La création d’un couloir à bétail,

ü  L’obtention des parcelles agricoles,

ü  L’accès au fonds de commerce pour les femmes,

ü  La scolarisation des enfants ;

  • §  Une (1) base de données est disponible
  • §  Trente quatre (34) enfants Bororo sont inscrits dans les écoles publiques du Canton,
  • §  un (1) centre d’alphabétisation fonctionnelle avec sept (7) apprenants et un (1) alphabétiseur formé ;
  • §  La mise sur pied d’une caisse autonome des femmes et l’organisation de 4 rencontres socioculturelles par la population Bororo ;
  • §  Une association (PULAKU DANGBANGA) est en cours de légalisation, dans le cadre des activités de structuration et organisation ;
  • §  Trente sept (37) actes de naissance ont été établis dont 34 pour les enfants inscrits à l’école.

Tout ceci a été réalisé à travers des activités d’éducation et de sensibilisation sur l’importance de l’école, de la vie associative, de la communauté «éducative, du genre et de la responsabilité vis-à-vis des enfants).



2.2.2. Autoévaluation des forces et difficultés du projet

Pour l’équipe de COPRESSA, les principales forces du projet PRABO sont les suivantes:

  • §  Adhésion du Chef traditionnel (Lamido) qui a constitué une véritable porte d’accès aux dignitaires Bororo du Canton de Gouna ;
  • §  L’étude/enquête de base avant le démarrage du projet ;
  • §  Maîtrise de la langue locale par les animateurs ;
  • §  Connaissance du milieu ;
  • §  Adhésion des bénéficiaires ;
  • §  Appui financier ;
  • §  Maîtrise des techniques d’animation et communication ;
  • §  Logistique disponible ;
  • §  Existence des routes en bon état ;

Pour COPRESSA, les deux (02) difficultés à mentionner dans le cadre de ce projet sont :

  • §  Difficulté d’accès aux femmes ;
  • §  Méfiance des bénéficiaires vis-à-vis des autres ethnies et de l’administration.

2.2.3. Partenariat

Les résultats élogieux atteints en ce laps de temps ne relèvent pas seulement des seules compétences de COPRESSA. Il a bien fallu le concours financier de l’Ambassade de la Confédération Suisse, l’aval du Chef de Canton de Gouna, des dirigeants des écoles publiques et des autorités administratives de Lagdo et de Garoua.


Tableau 6: Partenaires du projet PRABO et types d’appuis

Partenaires

Types

Ambassade Suisse au Cameroun

Financier

Lamidat de Gouna

Technique et administratif

Autorité administrative (Lagdo et Garoua)

Administratif

Ecoles publiques

Educatif

Source : COPRESSA


2.2.4. Perspectives et orientations

Le programme était prévu pour douze mois, mais à son terme, la population cible souhaite la continuité du projet et si possible son élargissement à d’autres zones. De ce fait, COPRESSA devrait rencontrer son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de la Confédération Helvétique au Cameroun, pour négocier de la suite du programme.

Par ailleurs, aussi bien pour les bénéficiaires que pour les accompagnateurs, les objectifs d’un nouveau projet pourraient porter sur :

  • §  la consolidation de l’alphabétisation des adultes ;
  • §  l’organisation des rencontres socioculturelles ;
  • §  la réalisation des points d’eau ;
  • §  des appuis spécifiques aux femmes ;
  • §  la sensibilisation et plaidoyer à la dignité humaine dans toute sa dimension ;
  • §  le renforcement des actions visant la scolarisation des enfants Bororo ;
  • §  la mise sur pied d’un Cadre de Concertation Pluri Acteurs (CCPA) pour la résolution de certains cas de litiges agropastoraux.



2.3. Sous Secteur de Valorisation des déchets : Vulgarisation du biogaz


L’introduction du biogaz dans le village pilote « Katoual » a radicalement changé le style de vie des ménages concernés et amélioré la santé des femmes et des filles. Cette technologie contribue aussi à l’amélioration du revenu familial, à l’épargne de temps et d’argent.

En outre, l’utilisation du biogaz généré par la fermentation de la bouse animale lutte spécifiquement contre l’augmentation des gaz à effets de serre dans l’atmosphère (le méthane en est un exemple) et de surcroît réduit sensiblement la coupe anarchique de bois.

Le programme de vulgarisation de cette technologie en adoptant la stratégie de concentration géographique c'est-à-dire : « du ménage pilote au village pilote » avait été lancé par COPRESSA et l’Ambassade d’Allemagne en 2009 et s’est prolongé en 2010 avec l’appui de l’Eglise Valdese italienne à travers son bureau de coopération internationale « Tavola Valdese ».

2.3.1. Résultats

Environ 3000 personnes ont été sensibilisées sur les dangers de la coupe abusive du bois et sur l’importance de la participation communautaire au reboisement dans l’Arrondissement de Maroua 1er (village de Katoual);

Les séances d’animation sur la disponibilité d’une énergie de substitution au bois (le biogaz) ont touché au moins deux cent cinquante (250) familles ;

Toutes les femmes des 18 ménages bénéficiaires des biodigesteurs ont été formées sur l’utilisation pratique des biodigesteurs ;

Six (06) familles ont bénéficié des nouveaux brûleurs ou brûleurs de 3ème génération ;

Un Animateur Relais Communautaire (ARC) a été formé sur la méthode DIRO et l’encadrement des utilisateurs des biodigesteurs ;

Le technicien biogaz de COPRESSA suit le village pilote à une fréquence d’environ trois visites par mois/familles/biodigesteur;

Cent soixante cinq (165) arbres ont été plantés par les familles bénéficiaires en contrepartie des biodigesteurs ;

COPRESSA a permis à deux stagiaires de l’Institut Supérieur du Sahel de passer leur stage d’imprégnation dans le domaine du projet biogaz.

2.3.2. Forces et Faiblesses / Difficultés

Suite à une autoévaluation interne et compte tenu des échanges avec l’ARC et les bénéficiaires, il ressort les forces, faiblesses et difficultés de projet au cours du temps.

Forces

  • §  La contribution de l’ARC à la sensibilisation ;
  • §  La maîtrise progressive de la fabrication locale des biodigesteurs ;
  • §  La performance des nouveaux brûleurs plus aptes à la cuisson de la « boule » ;  principal plat quotidien de la Région ;
  • §  Un technicien qui comprend les enjeux des énergies renouvelables ;
  • §  La capacité de mobilisation des populations pour les rencontres de sensibilisation et d’animation ;
  • §  L’intérêt de la population pour le biogaz ;
  • §  L’intérêt de l’Institut Supérieur de Sahel pour le biogaz ;
  • §  L’acquisition de quelques équipements pour le filetage des tuyaux, grâce aux fonds de Tavola Valdese ;

Faiblesses 

  • §  Les biodigesteurs sont encore assez rudimentaires ;
  • §  L’impossibilité de déterminer la quantité (m3) de gaz produit par période ;
  • §  L’inexistence des ateliers locaux de production ;
  • §  La a une forte dépendance de l’expertise externe ;

Difficultés

  • §  L’accès difficile aux matières premières locales ;
  • §  Le coût du transport pour les équipements achetés ailleurs, ainsi que les tracasseries douanières et policières ;
  • §  Le temps d’outillage est long à cause du manque d’équipement de production ;
  • §  Le non respect des rendez-vous donnés par les bénéficiaires ;
  • §  L’instabilité des animaux en saison de pluies ;
  • §  Le refus de participation des certaines bénéficiaires aux séances de formation organisées à leur intention ;
  • §  Le manque d’entretien autour des biodigesteurs installés dans les familles ;
  • §  La faible adhésion de la population par rapport à l’apport personnel pour l’acquisition du biodigesteur.


2.3.3. Partenariat

Démarré en 2008 à titre d’expérimentation avec l’appui de l’Ambassade du Royaume des Pays Bas, le projet vulgarisation du Biogaz a progressivement pris corps avec l’appui de l’Ambassade d’Allemagne, Tavola Valdese et celui de quelques structures techniques.


Tableau 7 : Partenariat dans le cadre du projet Biogaz

Partenaires

Types

Ambassade de la République Fédérale d’Allemagne au Cameroun

Financier

Tavola Valdese

Financier

ISS (Université de Maroua)

Echanges

ISWA (Maiduguri)

Réseautage

Workshop (Maiduguri)

Technique

Source : COPRESSA


2.3.4. Perspectives et orientations

Avec l’appui de ses partenaires techniques et d’échanges, COPRESSA compte dans un futur proche, mettre au point une stratégie de mesure du temps de cuisson et d’utilisation du bio digesteur. Ceci dans le but de répondre à une curiosité scientifique qui consiste à comparer le biogaz aux autres moyens de cuisson et tant soit peu améliorer les performances des bios digesteurs actuels.

Comme autre mesure de performance et de prévention aux accidents, COPRESSA a le souci de confectionner un « mode d’emploi » sur une utilisation optimum des bio digesteurs et brûleurs, afin de rendre explicite et claire tout ce que les utilisateurs du biogaz doivent faire ou éviter.

En outre, COPRESSA compte renforcer les capacités du technicien, du chef de projet et de quelques techniciens locaux.

L’implication des autorités administratives dans le processus d’implantation du biogaz dans les villages doit être de plus en plus suivie et renforcée.

A l’avenir, COPRESSA souhaiterait élargir le programme pour satisfaire les besoins de la population, mais aussi trouver les moyens nécessaires pour industrialiser le modèle.

COPRESSA pense à la miniaturisation du modèle actuel pour le rendre plus compatible aux exigences des ménages en milieu urbains et vulgarisable à grande échelle.

Un moyen de partage et d’amélioration des procédés peut être la participation à des voyages d’échanges et aux colloques sur le biogaz, l’organisation des conférences à plusieurs niveaux et la vulgarisation des essences adaptées aux Régions arides.

Ces idées sont liées à la perspective d’avoir à l’avenir une autonomie dans la production des bios digesteurs : un atelier de montage, du personnel ayant une formation académique dans le domaine du biogaz et des énergies renouvelables.




2.4. Emploi Jeunes


Le programme intitulé « Emploi jeunes » initié en 2008, fait partie des rêves de COPRESSA pour la jeunesse camerounaise oisive par manque de formation. En effet, les jeunes ciblés dans le cadre de ce programme sont les peu scolarisés ayant quittés l’école de manière précoce faute d’argent. Dans la Région de l’Extrême Nord du Cameroun, les jeunes de cette catégorie jonchent les villes et villages ; exposés à tous les fléaux : banditisme, prostitution, alcoolisme, tabagisme et toute autre forme de délinquance juvénile.

Au regard de l’importance que COPRESSA accorde à cette problématique et de l’impact que l’encadrement de la jeunesse a sur la société entière, le programme Emploi Jeunes est lancé en 2010 sur fonds propres afin de tester de sa faisabilité dans le cadre de l’autopromotion économique et sociale.

2.4.1. Activités et Résultats

Compte tenu des moyens propres très limités, COPRESSA organise en 2010, une seule formation.  En effet, sept (07) jeunes hommes ont été formés en techniques de ferraillage de bâtiment. Cette formation qui dure une semaine est beaucoup plus pratique que théorique. Elle a permis à ces jeunes gens de pratiquer pendant 07 jours les techniques de ferraillage de bâtiment qui sont couramment utilisées dans les chantiers.

A la fin de cette formation, une attestation de participation leur a été délivrée.

Le suivi de cette activité a permis de constater que 80% des jeunes formés travaillent sur des chantiers de la ville de Maroua ; Soit 40% à temps plein dans le domaine et 40% à mi temps.


Tableau 8 : Résultat du suivi de la formation en ferraillage de bâtiment

Jeunes formés au total

Jeunes qui travaillent à temps plein

Jeunes qui travaillent à temps partiel

Jeunes qui ont repris les études

7

3

3

1

100 %

42 %

42 %

14 %

 


2.4.2. Limites et perspectives

Etant en phase d’expérimentation, COPRESSA a omis de s’approcher des organisations et structures qui œuvrent pour la même thématique visant le recasement des jeunes en général. C’est ainsi qu’il n’existe pas encore de partenariat spécifique avec le Fond National de l’Emploi (FNE), le Ministère de la Jeunesse (MINJEUNE) et ASSEJA.

Néanmoins, en 2011, COPRESSA envisage organiser une deuxième série formation pour les jeunes, dans le domaine de la plomberie, couture, cuisine et traitement du Bazin.

De ce fait, un partenariat plus étroit avec le FNE, MINJEUNE et autres sera recherché.

En outre, la perspective de moyen et long terme est celle de l’intégration de la culture locale (godo, filage/tissage, musique, couture, coiffure etc..) dans des activités génératrices de revenus pour les jeunes.

Une recherche de financement est en vue pour mener à bon port cette élogieuse ambition.




2.5 Résultats de gestion


Rendu à ce niveau, il est désormais possible d’énumérer les résultats du travail effectué sur la vie de COPRESSA en tant qu’organisation de la société civile. Il ressort donc que :

  • §  A partir du projet sur la filière arachide, la culture de l’audit s’est installée au sein de COPRESSA;
  • §  Les membres de COPRESSA ont une meilleure compréhension du processus des filières (chaînes de valeurs) et de l’approche sous secteur;
  • §  COPRESSA a désormais une meilleure visibilité aussi bien dans le monde rural qu’auprès des autorités administratives, communales, traditionnelles, des autres projets et des ONG ;
  • §  Des ressources humaines de qualité ont été mises à la disposition de COPRESSA grâce à la filière arachide ;
  • §  COPRESSA a établie des relations avec toutes les catégories d’acteurs du sous- secteur arachide ;
  • §  Un manuel de capitalisation des acquis du projet est en cours de compilation ;
  • §  Des ressources humaines de qualité de plus en plus professionnelle :

ü  Capacités de planification ;

ü  Efforts de synthèse et de compte rendu ;

ü  Auto organisation individuelle du travail ;

ü  Fréquence et régularité des réunions.

  • §  Des formations très qualifiantes ont été reçues sur les thèmes :

- Développement chaîne des valeurs (DCV);

- Rôles et pratique de l’agriculture biologique;

- Le changement climatique en région sahélienne;

- L’accaparement des terres en Afrique ;

- Coaching du Responsable Administratif et Financier par un comptable.



3. Prestation des services


En dehors des projets, COPRESSA souvent consacré une partie de son temps aux prestations de services. Pour 2010, ces prestations portent sur la production de pépinières de plants pour le reboisement, la réalisation de campagnes d’information et de sensibilisation pour d’autres organisations.



3.1.  Pépinière


Le volet prestation de service dans le cadre de l’environnement a contribué à conscientiser les populations sur la protection de l’environnement et à faciliter l’acquisition des plantes pour des localités des zones périurbaines et rurales ; tout le monde étant interpelé à protéger la nature et l’environnement. C’est dans ce souci que COPRESSA a réalisé des pépinières dans les localités de Gouna et de Maroua.

Cette activités consiste à mise en place et entretien des pépinières Gouna (surface 17,4 ha – périmètre 1996.5 m) et Maroua (surface 0.25 ha – périmètre 100 m), au transport des plants, à la transplantation et la création des haies vives.

3.1.1. Résultats

Appuis à la création d’un verger de 25 manguiers, 12 agrumes, 10 goyaviers,  Senegalensis,  21 Anacardes, et Appuis à la création de 02 haies vives de 6511 acacia nilotica

Pour réussir une pépinière, il faut des connaissances avérées et du matériel appropriés. La réunion d’autoévaluation menée par l’équipe de COPRESSA a permis de ressortir les forces, les faiblesses et les perspectives des efforts fournis dans ce domaine.

3.1.2. Forces  et atouts

  • §  Présence des agronomes expérimentés dans l’équipe ;
  • §  Disponibilité des ressources matérielles adéquates.

3.1.3. Faiblesses

La plupart des plants produits par COPRESSA sont destinés au tiers privés ou publics. Les plants sont prêts pour la livraison dès la fin du mois d’août de chaque année, malheureusement les règlements sont assez tardifs. Certains clients payent leurs commandes 6 mois après la livraison. Ce mode de paiement est démotivant.

3.1.4. Perspectives

Pour la suite de l’activité, COPRESSA a l’intention de :

  • §  Multiplier les prestations dans le domaine de la protection de l’environnement
  • §  Nouer des relations de partenariat avec le Ministère de l’Environnement et la Protection de la Nature et autres organisations/organismes ;
  • §  Mieux valoriser la ferme expérimentale de Mokio (autres essences) ;
  • §  Sou traiter avec les personnes ou les organisations qui ont des agréments de fournisseurs de plants ;
  • §  Mettre sur pied des pépinières de grande envergure et diversifier les essences ;
  • §  Travailler avec les communes et les écoles.



3.2. PDRI – CL


Après les appuis donnés aux anciens projets de l’Union Européenne (PDRM, PAPLO, PDRP-LC) dans le cadre du lancement de leurs activités, COPRESSA est une fois de plus sollicité par le Projet de Développement Rural Intégré du Chari Logone pour une campagne d’information et de sensibilisation des populations dans les 04 arrondissements de sa zone d’intervention. Cette campagne qui dure deux mois (Mai-Juillet 2010) avait aussi pour objectif d’informer les populations sur  les contenus des différentes composantes du PDRI-CL et de les conscientiser sur la nécessité et les moyens de protéger leur environnement hypothétique.

3.2.1. Résultats

A la fin des différentes campagnes, les résultats ci-après ont été enregistrés :

  • §  802 villages informés et sensibilisés sur le programme et les enjeux de la protection de l’environnement ;
  • §  375000 plantes sollicitées pour reboisement par la population (53% forestier et 47% fruitiers) ;
  • §  83000 foyers améliorés sollicités par la population ;
  • §  3300 biodigesteurs ;
  • §  8100 participants dont 1080 femmes, soit le 13.3% ;
  • §  2006 GIC recensés, 81 unions de GIC et 89 CDV, et 3 fédérations ;
  • §  02 rapports disponibles sur l’environnement et la campagne d’information.

3.2.2. Forces et atouts

Au cours de l’autoévaluation annuelle, les forces, les faiblesses,  les pistes de partenariat et les perspectives de cette prestation ont été relevées.

  • §  Parfaite connaissance du terrain et des langues locales
  • §  Dynamisme et flexibilité de l’équipe ;
  • §  Forte capacité d’adaptation ;
  • §  Stratégies d’intervention efficaces ;
  • §  Maîtrise du langage locale et du milieu ;
  • §  Moyens, matériels et équipements adaptés ;
  • §  Equipe expérimentée.
  • §  Impraticabilité des routes en saison des pluies ;
  • §  Confiscation des informations par certains leaders ;
  • §  Resurgissement des amertumes des conflits ethniques du passé ;
  • §  Transhumance qui réduit le taux de participation des populations ;
  • §  Méfiance de certaines personnes liées à l’arnaque antérieure par des personnes externes ou étrangères.

3.2.3. Difficultés

3.2.4. Partenariat

Communes – Maires / Sultanats / Gendarmerie / Préfecture / Sous-préfectures / Autorités traditionnelles / institutions religieuses / Pépiniéristes / Ecoles et associations.

3.2.5. Perspectives

Continuer la collaboration avec le PDRI- CL sur la protection de l’environnement, l’hydraulique villageoise, la pérennisation des infrastructures socio-économiques et le plaidoyer.



3.3. Le FPR


Comme institution de replacement au feu projet PREPAFEN, le FPR ou fonds provincial de refinancement a été mis sur pied en 2008 pour la continuité et la pérennisation. COPRESSA ayant été retenu dans le cadre du PREPAFEN au rang des partenaires d’exécution, reste devoir une sommes de 2 900 000 FCFA en termes de montant recouvré auprès des bénéficiaires. C’est dans cette optique que COPRESSA collabore avec le FRP dans le processus de recouvrement des encours de crédits PREPAFEN.

3.3.1. Activités

Dans le cadre du recouvrement, COPRESSA a mené les actions suivantes :

  • Mise à disposition de la liste des bénéficiaires débiteurs à la cellule du micro crédit FPR;
  • Elaboration du budget estimatif du suivi ;
  • Participation à la réunion des partenaires FPR ;
  • Conception et distribution des lettres de relance des bénéficiaires  débiteurs;
  • Suivi des débiteurs de la zone de Méri et Mindif ;
  • Dépôts des plaintes et des requêtes au niveau de la Sous Préfecture de Mindif et Méri
  • Vérification et validation des encours ;
  • Amendement des données auprès du FPR.

Dans le souci de sortir honorablement de cette contrainte financière hérité du PREPAFEN, une autoévaluation des forces et des difficultés ont été menées par COPRESSA en vue de ressortir des perspectives fiables.

3.3.2. Forces et atouts

Les principaux atouts de COPRESSA dans le cadre de ce travail portent sur :

  • §  La disponibilité des motos pour le déplacement ;
  • §  L’acceptation du FPR de mettre à disposition des fonds d’appui pour les déplacements ;
  • §  La volonté de toutes les parties prenantes à poursuivre les actions de recouvrement malgré toutes les difficultés ;
  • §  Le regain de la confiance du FPR.

3.3.3. Difficultés

Les faiblesses de cette prestation se présentent comme suit :

  • §  Refus du remboursement des crédits par les promoteurs ;
  • §  Perte de confiance des promoteurs aux partenaires d’exécution;
  • §  Disparition provisoire de certaines bénéficiaires ;
  • §  Intoxication et incitation des débiteurs par certaines élites internes et externes ;
  • §  Découragement des animateurs COPRESSA ;
  • §  Refus d’honorer les appels des autorités administratives par la plupart des débiteurs ;
  • §  Non restitution des fonds recouvré par certains responsables administratifs affectés.

3.3.4. Perspectives

Pour réussir cette mission qui incombe au FPR et à COPRESSA, les éléments ci-après sont à prendre en considération :

  • §  Le FPR doit mettre suffisamment des moyens pour le recouvrement ;
  • §  Le FPR doit faire des campagnes de sensibilisation dans la région pour démentir les messages d’intoxication entretenus par certaines élites ;
  • §  Le FPR doit faire de la sensibilisation à travers les médias.
  • §  COPRESSA compte recouvrer à 100 % le montant du crédit restant d’ici décembre 2012.  Et dans cette action il pourra solliciter le concours des autorités compétentes, du FPR et des relais.



4. Expérimentations sur les plantes utilitaires


4.1.  Culture de jatropha curcas


La Jatropha curcas est une plante de la zone Soudano Sahélienne qui présente une importance capitale tant au niveau des champs qu’au niveau des industries chimiques. Au niveau des champs, la Jatropha est utilisée non seulement comme haies vives, mais aussi pour stabiliser les sols menacés par l’érosion en fixant ses racines. Utilisée pour la haie vive, elle joue un rôle important dans la délimitation des surfaces cultivables afin d’éviter les litiges fonciers entre les fermiers. Au niveau des industries, les graines de Jatropha obtenues sont transformées en bio carburant utilisable pour les véhicules.  Les cendres obtenues à partir des branches de cet arbuste sont utilisées par les usines de cimenteries pour la fabrication du ciment.

Intéressé par ces atouts pour le compte des paysans des zones sahéliennes, COPRESSA s’engage à faire connaître davantage cette plante avec sa vulgarisation.

Activités et Résultats

Après une recherche de fond dans la sous région du Nord Cameroun pour l’identification du jatropha curcas, COPRESSA fini par découvrir que cette plante existe aussi bien dans le Nord (Gouna) que dans certains villages de l’Extrême Nord (Zidim et haut plateau de Méri) à l’état sauvage. C’est ainsi qu’une décision est prise au niveau de l’organisation pour son expérimentation dans l’enceinte de COPRESSA.

La collecte de semence a lieu en juillet 2010 au niveau de Gouna. Le triage, le décorticage et le semis en pots est fait en août 2010 avec l’appui des stagiaires de l’Institut Supérieure du Sahel. Après une recherche complémentaire, le spécialiste de l’agroforesterie de COPRESSA essaye un semi direct en septembre 2010.

Les résultats de ces travaux d’apprentissage se présentent comme suit :

ü  Sarclage des plantes levées en fin septembre ;

ü  100% de levée pour le semis direct ;

ü  90% de levée pour le semis en pot ;

Ces résultats permettent d’affirmer que le jatropha curcas pousse bien en milieu aride et sahélien et réussi mieux en semis direct qu’en pots.



Difficultés

A partir du mois de novembre 2010, les constats suivants ont été relevés :

  • §  Ralentissement de la croissance des plants de Jatropha dû à la chaleur ;
  • §  Difficultés d’obtention des semences dans notre sous région ;
  • §  Destruction des jeunes plants par les poules, malgré l’information documentaire qui estime que le jatropha curcas n’est pas consommé par les animaux.

Forces / Atouts

Suite aux contacts avec des spécialistes du jatropha curcas, compte tenu du volume de la documentation et au regard des essais sur site, l’équipe de COPRESSA a identifié les atouts ci-après :

  • §  Sources d’approvisionnement en semence identifiées ;
  • §  Ecologie favorable ;
  • §  La plante est disponible dans l’une de nos zones d’action (Hina) ;
  • §  Mobilisation des ressources dans l’acquisition de la semence ;
  • §  Maîtrise de la culture ;
  • §  Fiche technique élaborée et disponible.

Perspective

En perspective, COPRESSA voudrait :

  • §  Sensibiliser les villages qui hébergent le jatropha curcas sur les valeurs économiques et environnementales de cette plante ;
  • §  Vulgariser le jatropha curcas de cette plante dans la zone aride ;
  • §  Introduire le jatropha curcas dans les villages partenaires pour la lutte contre l’érosion, pour la délimitation des champs et la commercialisation des graines;
  • §  Recherche le partenariat avec CIMENCAM et les usines d’extraction en Afrique de l’Ouest et en Chine.



4.2. Culture du Karité


Le Karité est un arbre d’Afrique tropicale qui pousse dans les régions de savane. Elle est  caractérisée par sa haute taille et ses petites feuilles cisaillées. C’est une plante sauvage qui produit des fruits une fois par an. L’amande des fruits est tellement prisée par les femmes qui la transforment en beurre de karité. Ce beurre sert d’ingrédients dans les industries pharmaceutiques, cosmétiques et de parfumerie.

Un séjour dans les zones de Tongo, Rabinga et Sourombéo dans la Région du Nord a permis à COPRESSA de rencontrer les femmes spécialisées dans la récolte et la transformation du Karité.

Activités

Les actions menées lors de cette rencontre sont :

  • Collecte de données sur la mise en place de pépinières, la collecte des noix, les procédés de transformation du beurre, du savon et de l’huile et enfin les techniques de commercialisation ;
  • Evaluation succincte des différents groupes de producteurs et transformateurs de beurre de karité rencontrés ;
  • Identification des besoins et des problèmes des différents groupes.



Perspectives

Comme perspectives, COPRESSA se positionne dans le futur pour la facilitation de la structuration du sous secteur karité (SSK) dans le cadre de la transformation des produits forestiers non ligneux.

Il s’agit aussi de la recherche de marchés intérieurs et extérieurs plus rentables, la recherche de partenariat stratégique et le renforcement des capacités des membres des associations du sous secteur Karité.

Compte tenu de l’importance de ce sous secteur, il est nécessaire d’identifier les autres organisations d’appui intéressés d’accompagner ce sous secteur. C’est dans cette optique que COPRESSA est en pourparler avec le GIC FECOPA.



5. Encadrement des étudiants


Depuis des années COPRESSA collabore avec des institutions de formation en agronomie. Ce partenariat donne la possibilité à quelques étudiants de mettre en pratique les théories apprises et à COPRESSA l’occasion de proposer des thèmes jugés intéressants pour la suite de son parcours.


5.1 Activités et Résultats


En 2010, Neuf (9) élèves / étudiants au total ont suivi des stages préprofessionnels à COPRESSA.


Tableau 9 : Etudiants / élèves encadrés selon l’institution d’appartenance

Institution

Domaines

Nombre d’élèves / étudiants envoyés

CRA

Sous secteur arachide

2

ETA

Sous secteur arachide

2

FASA

Arachide et agroforesterie

2

ISS

Biogaz

2

MINJEUNE

Informatique/secrétariat-bureautique

1

Source : COPRESSA


En guise de résultats, on note que la plupart des étudiants encadrés par COPRESSA ont réussi avec succès leur soutenance ; cinq (05) d’entre eux ont été recrutés à la fonction publique en 2010.

Ce résultat très positif a été le fruit d’un travail assidu de COPRESSA, d’un coté dans la définition des thèmes d’étude, dans la possibilité offerte de participer aux descentes de terrain, dans l’appui donné aux étudiants dans l’élaboration des leurs fiches de collecte des données, dans l’analyse de données collectées et dans le rapportage et la documentation,  mais aussi dans la rigueur très marquée au niveau du suivi/évaluation des stagiaires.


5.2 Difficultés


Voici une brève liste des difficultés rencontrées pendant le déroulement du travail:

  • §  Non respect des règlements internes par certains étudiants ;
  • §  Périodes de stages figées ;
  • §  Partenariat non encore formalisé entre les institutions de formation et COPRESSA.


5.3 Perspectives et orientations


Voici les perspectives et les orientations qui sont à la base de notre motivation à continuer le travail entamé :

  • Continuer l’encadrement d’autres étudiants des écoles de formations (FASA, ISS, ETA, CRA) et dans la mesure du possible bien discuter avec les encadreurs académiques ;
  • Orienter les étudiants par rapport à leurs capacités réelles;
  • Valoriser le partenariat avec les différents Instituts de formation par des documents formels ;
  • Tenir une copie du règlement intérieur et des règles et procédures de gestion de COPRESSA aux stagiaires pour lecture et rectitude morale au début de leur séjour dans l’organisation.





6. Recherche de partenariat


Le partenariat est ici perçu à deux niveaux : stratégique et financier.


6.1. Recherche de partenariat stratégique


Dans le souci de renforcer l’impact de ses actions, COPRESSA s’efforce de réserver une partie importante de son temps à la recherche de partenaires ; ceci dans le but de contribuer davantage à l’atteinte des objectifs du millénaire, à la réduction de la pauvreté, et à l’augmentation de l’ampleur de son travail en tant que membre de la société civile. COPRESSA a certes déjà une certaine visibilité sur la scène du développement, toutefois, il s’agit ici d’explorer tous les axes possibles de partenariat pour créer un espace de coopération, d’échanges et de travail en synergie pour plus d’impacts.

6.1.1 Activités

Pour ce faire, plusieurs activités ont été mises en marche comme :

  • §  Elaboration d’un plan de recherche partenariat stratégique selon les axes d’intervention de COPRESSA
  • §  Rencontre avec plusieurs acteurs (institutionnels, associations, ONG,….)
  • §  Mise en route d’un draft de protocole d’accord cadre à spécifier le moment opportun.

6.1.2 Résultats

Ce plan de recherche de partenariat élaboré en 2010, est en cours et régulièrement mise à jour. Les résultats ainsi que les retombés de ce travail sont attendus pour les années à venir.

6.1.3 Perspectives

La recherche de partenaires stratégiques est une donne favorable à la présentation de projets conjoints;

Un cadre devrait être nommé au sein de COPRESSA pour suivre scrupuleusement ce plan et sa mise en œuvre progressive.


6.2. Recherche de partenariat financier


L’autofinancement qui permet à COPRESSA d’expérimenter les innovations est très faible. Pour mener des actions d’envergure, cette organisation a besoin des appuis financiers. Le partenaire BD se retirant du Cameroun, COPRESSA perd ses acquis ; ceci justifie cette recherche perpétuelle pour la mise en œuvre des programmes pertinents.

Activités

Dans le cadre de cette recherche de partenaires financiers, les activités les plus concrètes portent sur :

  • Le montage d’un projet, en partenariat avec l’ISS, sur le renforcement des capacités au niveau des universités africaines sur le thème climate change, présenté à l’OSI (USA) ;
  • Le montage du projet Biogaz envoyé à « Ali di Luce » et « Tavola Valdese » ;
  • L’élaboration d’un programme filière arachide à l’attention de EED ;
  • L’élaboration d’un plan de partenariat et de recherche de financement.

Résultats

Les recherches sont en cours et les retombés sont attendus

Forces et atouts

Les principales forces identifiées dans le cadre de cette recherche de partenariat sont :

  • La capacité de COPRESSA à monter des projets ;
  • Ressources humaines disponibles ;
  • Présence du coopérant au sein de l’ONG ;
  • L’ouverture de certaines institutions/organisations à participer aux idées programmes et à cheminer aux côtés des ONG.

Difficultés/limites

Si l’autofinancement des actions de développement par les associations/ONG nationales relève de l’utopie, force est également de constater l’amenuisement exponentiel des fonds d’aide au développement en provenance des pays du Nord. En ce qui concerne COPRESSA, non seulement les subventions pour le développement deviennent de plus en plus rares, mais il perd son seul partenaire financier stable (BD) et par ricochet, le contrat de son coopérant arrive bientôt à terme ;

Perspectives

En termes de perspectives, COPRESSA doit rechercher der partenaires stratégiques favorables à la présentation de projets conjoints et mettre en œuvre son plan de recherche de financement.


6.3. Réseautage


En dehors de la recherche de partenariat, COPRESSA côtoie depuis des années certaines organisations à travers des réseaux locaux.

Activités

Dans ce cadre COPRESSA participe aux rencontres organisées par les réseaux Dynamique Citoyenne (DC), Cadre de Concertation des Partenaires Broederlijk Delen dans l’Extrême Nord (CCP BD/ EN). Il participation aux réunions, aux formations conjointes et aux partages d’informations via des correspondances physiques ou par Internet.

Difficultés

Malgré la bonne volonté de COPRESSA (cotisations annuelles) et sa fierté d’appartenance à des réseaux, il un certain ressentiment de sa faible implication aux actions du réseau DC.

Perspectives

Pour un réseautage positif et bénéfique à toutes les parties prenantes, les organisations participantes doivent :

  • §  Prôner la transparence et favoriser la franche collaboration au sein des différents réseaux ;
  • §  Rechercher les complémentarités des partenaires pour monter et cogérer des projets de développement.



7. Audit


Tout comme en 2007, 2008 et 2009, COPRESSA a été audité en  mars 2010 pour ses activités de l’année 2009 par le cabinet d’audit « ACF » de Douala qui a certifié ses comptes. Le rapport d’audit est disponible auprès de l’association.

L’audit pour l’année 2010 est programmé pour le mois de juillet 2011.

L’esprit d’audit instauré chez COPRESSA et devient progressivement une culture dans sa gestion annuelle. Ces audits permettent à COPRESSA d’avoir des avis critiques et  constructives de la part des experts et d’améliorer ses pratiques gestionnaires. Leurs observations contribuent à la construction du manuel de gestion de l’organisation.



8. Dossier d’agrément ONG


Le dossier d’agrément pour l’obtention du statut d’ONG nationale a été amendé et  envoyé en 2009 au Ministère de l’Administration territoriale. Jusqu’en fin 2010, COPRESSA n’a pas reçu aucune réponse. Cependant, il suit le dossier au niveau du bureau régional du Gouverneur qui atteste que le dossier est en bonne voie ; le dossier ayant été rectifié selon les exigences du ministère concerné. Il faut noter que l’éloignement géographique du Ministère par rapport à Maroua, siège de COPRESSA ne facilite pas un suivi rapproché de ce dossier.

Perspective : Prendre attache avec le Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation en cas de descente des membres de COPRESSA à Yaoundé.


9. Investissements


Installé comme Bureau de Coordination en 1999, dix (10) ans plus tard, COPRESSA décide de rénover certains de ses équipements jugés vétustes et de moderniser certains aspects de ses infrastructures. Ceci a pour objectif d’améliorer de son environnement de travail et de contribuer aux bons rendements intellectuels.

La liste de ses équipements se présente comme suit :


Nature

Nombre

Prix en FCFA

Durée de vie approximative

Climatiseurs de 2 CV

02

700 000

03 ans

Réfection des ouvertures en aluminium

2 portes et 5 fenêtres

1200 000

10 ans

Confection hangar en matériaux définitifs

01

350 000

05 ans

Branchement électrique

passage de 2 à 4 fils

180 000

05 ans

Mégaphones complets.

05

250 000

02 ans


10. Budget


Au cours de l’année 2010, plusieurs projets ont été réalisés avec l’appui des partenaires financiers. En contribuant au budget de COPRESSA, toutes les parties prenantes ont participé efficacement au développement du monde rural et périurbain en vue de réduire la pauvreté des couches les plus défavorisées des Régions du Nord et de l’Extrême Nord du Cameroun.

Le tableau ci-après informe sur les projets conduits par COPRESSA en 2010, les partenaires et les différents montants de leurs contributions.


Projets

Partenaires

Montant en FCFA

Projet en appui aux peuples Bororos

Ambassade Suisse

5 232 083

COPRESSA

1 978 600

Bénéficiaires

-

Sous Secteur Arachide

Broederlijk Delen

16 732 810

COPRESSA

2 753 332

Bénéficiaires

1 460 000

Vulgarisation du biogaz

Tavola Valdese

2 298 867

COPRESSA

671 000

Bénéficiaires

90 000

Recouvrement micro crédits

FPR

100 000

Prestations de services

PDRI

2 000 000

Pépinière

845 000

Emploi jeune

COPRESSA

103 200

Bénéficiaires

-

Expérimentation jatropha curcas

COPRESSA

400 000

Dossier d'agrément

COPRESSA

60 000

Investissement

COPRESSA

1 328 960

TOTAL

36 053 852


11. Ressources humaines


Les ressources humaines de COPRESSA sont composées de deux catégories : l’équipe permanente qui travaille au quotidien au bureau de coordination et les membres de l’association dont fait partie de conseil d’administration.


11.1. L’équipe permanente

Nom et Prénom

Fonction

Qualification

1

Mme Djibrilla Sidiki Gisèle Fatima

Coordonnatrice

Economiste / Sciences de Gestion ;

Spécialiste des TPE ;

Chargée du projet Biogaz.

2

M. Maurizio Guerrazzi

Coopérant

Sciences politiques ;

Spécialiste en développement organisationnel.

3

M. Sali Ahmadou

Responsable Administratif et Financier ;

Chargé du projet PRABO.

4

M. Vincent Gnowa

Délégué du Pool d’animation

Spécialiste en développement communautaire ;

Chargé du projet FA.

5

M. Amidou Wadanné

Animateur

Technicien d'agriculture ;

Chargé des projets d’agroforesteries.

6

M. Albert Nguéléodaï

Technicien

Technicien projet biogaz

7

M. Felmossé Souaressam

Animateur

Logisticien

8

M. Aminou Amness

Animateur

Technicien d'agriculture ;

Chargé du projet Champignon.

9

M. Hamid  Zina

Animateur

Animateur projet FA

Spécialiste en langues locales

11.2. Les membres de l’association

 

Nom et Prénom

Fonction

Qualification

M. Mal Hourso

Président du CA

Sociologue Rural ;  Philosophe.

Mme Suzanne Tchoukouango

Administratrice / Secrétaire, Trésorière

Secrétaire de direction,

Spécialiste en gestion de projet.

M. Math Mazra

Administrateur

Manager ; Spécialiste de la création d'entreprise.

M. Barka Amine

Administrateur

Spécialiste en comptabilité et finance.

Dr. Hamoua Dalaïlou

Administrateur

Historien ; Spécialiste de la décentralisation.

Dr. Abdoul - Aziz Yaouba

Membre

Historien ;  Spécialiste des relations transfrontalières.

Dr. Abdouraman Halirou

Membre

Historien ; Spécialiste en découpage administratif.

Mme Djibrilla Sidiki Gisèle Fatima

Membre

Economiste ;

Spécialiste en sciences de gestion et des TPE.

Djanabou Tchoubou

Membre

Animatrice de base

M. Gnowa Vincent

Membre

Spécialiste en développement communautaire

M. Ibrahim Idrissa

Membre

Prédicateur ;

Conseiller religieux.

M. Oumar Liman

Membre ;

Stratège ; Chargé de montage des projets.

M. Moubarak Bello

Membre

Juriste

Mme. Ngayap Triphène

Membre

Expert comptable

M. Sali Ahmadou

Membre

Responsable Administratif et Financier

M. Souleymanou Zourmba

Membre

Spécialiste en marketing

Dr. Gabriel Deussom

Membre

Historien ;

Spécialiste en relations entre l’Administration publique, les religions et la société.

Dr Djibrilla Sidiki

Membre

Chirurgien Dentiste

Dr. Steave Ismaël Nemade

Membre

Spécialiste du VIH / SIDA

Mme. Gouskro Aïcha Delphine

Membre

Infirmière, femme d’affaire


12. Formations reçues


En 2010, les membres de l’équipe permanente et les animateurs relais ont bénéficié d’un certains nombre de formations sur des thèmes assez pointus, en termes de renforcement de leurs capacités.


Thèmes

Quand ?

Bénéficiaires

Modérateur

Agriculture biologique

Janvier

Amidou Wadanne, Aminou Amness, Maurizio Guerrazzi

M Ruddy Lemmens, Broederlijk Delen

Entretien du matériel informatique

Mars

Equipe COPRESSA

Dr Maurizio Guerrazzi

Gestion administrative

Avril

Équipe COPRESSA

Procureur Etienne Amness

Développement Institutionnel et Renforcement Organisationnel (DIRO)

Août

Mme Fatima Sidiki

M Apollinaire ETONO NGAH

Développement Institutionnel et Renforcement Organisationnel (DIRO)

Octobre

Equipe COPRESSA

6 ARC

Mme Fatima Sidiki

Développement chaînes de valeurs (DCV)

Décembre

Fatima Djibrilla Sidiki, Maurizio Guerrazzi Vincent Gnowa, Amidou Wadanne, Hamid Ismaël

M Ton van den Krabben, Hans Posthumus consultancy

Accaparement des terres et changement climatiques dans le cadre du développement

Décembre

Membres CA

Dr Maurizio Guerrazzi


Conclusion et perspectives


Malgré les moyens financiers limités de COPRESSA et le bénévolat au sein de l’équipe permanente qui perdure dans le temps, COPRESSA termine l’année 2010 avec une grande marque de satisfaction. Des résultats concrets et probants certifient la qualité du travail abattu par l’équipe.

La collaboration avec l’ONG Belge Broerderlijk Delen (BD), avec quelques Ambassades (République Fédéral d’Allemagne et la Confédération Suisse), avec le projet PDRI-CL de Kousseri et l’Eglise Tavola Valdese a permis à COPRESSA de travailler sur les thématiques porteuses et intéressantes en termes de résultats et de satisfaction. Alors que la filière arachide soutenue par BD a permis aux producteurs d’avoir des capacités réelles pour participer aux débats de hauts niveaux au sein des cadres de concertation et de plate forme des acteurs, L’ambassade de la Suisse, grâce à son soutien au projet d’appui aux minorité Bororos (PRABO), a permis la scolarisation de 34 enfants Bororo, l’alphabétisation de 07 adultes Bororo, l’établissement de 37 actes de naissance, la légalisation d’une association Bororo et  la mise sur pied d’une caisse d’épargne pour les femmes Bororo du Canton de Gouna. L’ambitieux programme sur les énergies renouvelables, dans le secteur du biogaz, soutenu par l’Ambassade d’Allemagne, continue sa voie en 2010 grâce à l’appui de Tavola Valdese. De Katoual, ce programme s’élargi dans les localités de Gazawa et Gawel.

Fort de ces expériences, ne voudrait pas s’arrête en si bon chemin, d’où :

Son acharnement dans la recherche de nouveaux partenaires techniques et financiers, les efforts dans le perfectionnement des appuis aux sous secteurs arachide, gomme arabique, produits forestiers non ligneux ;

Sa volonté d’adapter les brûleurs à biogaz aux habitudes culinaires des bénéficiaires ;

Ses ambitions de miniaturiser les biodigesteurs pour l’usage en milieu urbain ;

Sa recherche de partenariat stratégique favorable à la présentation de projets conjoints continue d’une façon permanente.

Son souhait d’encourager la création d’un marché biologique national ou régional pour canaliser le plus grand nombre de producteurs dans le domaine de l’agroécologie, et être le fer de lance dans le double défi d’améliorer les conditions de vie de la population, tout en préservant l’environnement et le milieu naturel

L’intégration des jeunes sur le plan socio culturel à travers les formations favorables à l’auto emploi, mais aussi à travers la redécouverte de ses propres racines culturelles est une piste que COPRESSA entrevoit entamer dans les prochains mois.

En outre, il est question de planifier des stratégies pour augmenter l’impact des actions à long terme à travers la collaboration / coopération avec les institutions d’enseignement de Maroua (ETA, CRA, ISS), de Ngaoundéré et de Dschang (FASA).

Trouvons ici l’occasion de remercier tous ceux qui ont contribué de loin ou de près à la réalisation de nos rêves, à l’accompagnement de notre vision et de nos missions au profit des couches défavorisées du monde rural et péri urbain.


Tableaux

Tableau 1 : Résumé du travail de COPRESSA et de son public cible. 10

Tableau 2: Evolution dans l’encadrement organisationnel des groupes (2006-2010) 12

Tableau 3: Evolution des rendements (2005-2010) 12

Tableau 4: Forces et faiblesses de l’encadrement de la FA par COPRESSA. 14

Tableau 5 : Autoévaluation des forces faiblesses et difficultés. 15

Tableau 6: Partenaires du projet PRABO et types d’appuis. 18

Tableau 7 : Partenariat dans le cadre du projet Biogaz. 20

Tableau 8 : Résultat du suivi de la formation en ferraillage de bâtiment 22

Tableau 9 : Etudiants / élèves encadrés selon l’institution d’appartenance. 32


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